Sebrango: la recrue et le doyen

Le vétéran de 39 ans Eduardo Sebrango a... (Photo: Martin Chamberland, La Presse)

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Le vétéran de 39 ans Eduardo Sebrango a réussi à se tailler un poste avec l'Impact, version MLS.

Photo: Martin Chamberland, La Presse

Pascal Milano
La Presse

(Orlando) Certains repas nous marquent davantage que d'autres. Eduardo Sebrango, 39 ans, n'oubliera sans doute pas celui qui lui a officiellement permis de devenir un joueur de l'Impact, version MLS.

«Nous étions en train de manger et Jesse Marsch m'a appelé à sa table pour me l'apprendre. Je ne pouvais sourire ou crier "yes", car d'autres joueurs à l'essai étaient autour de nous, a expliqué l'attaquant avec son traditionnel sourire aux lèvres.

«J'ai été assez surpris et je veux remercier Jesse de croire en moi.»

Dès la saison 2011, Sebrango a prouvé à Marsch qu'il était capable de marquer et d'insuffler de la vie au sein d'une équipe. Le faire parmi et contre des joueurs du calibre de la MLS était un tout autre défi que l'ancien capitaine cubain a relevé avec brio. Avec, en prime, une personnalité enjouée qui fait l'unanimité chez ses coéquipiers et ses entraîneurs.

«Ce qu'il a fait est de me montrer qu'il est capable, même à son âge, de jouer à ce niveau et de contribuer, a souligné Marsch. C'est excitant pour lui et, en même temps, il est un bon gars pour cette organisation et dans cette équipe. Il est déjà devenu un élément important du groupe en montrant l'exemple ou par la façon dont il se conduit avec les autres. Il est un leader.»

«J'y ai toujours cru»

Si Sebrango n'a jamais été du genre à hausser la voix, il a toujours été le plus appliqué lors des entraînements et le plus résistant lors des étirements. Avec de nombreux honneurs individuels et collectifs en deuxième division, le buteur a continuellement affiché une certaine confiance en ses moyens. Malgré son âge - 18 ans de plus que son partenaire en attaque, Miguel Montano -, il n'a jamais désespéré de poursuivre l'aventure. Et tant pis pour la retraite qu'il a brièvement prise l'an dernier.

«Au début du camp, je pensais que je pouvais y arriver. Honnêtement, j'étais un peu nerveux la première semaine car je ne connaissais pas la plupart des joueurs, des entraîneurs et j'étais encore à l'essai. Il y a eu quelques obstacles sur le plan mental, mais j'y ai toujours cru.

«Nous devons constamment prouver quelque chose. Spécialement maintenant, alors que nous devons convaincre les entraîneurs que nous avons notre place sur le onze partant.»

Ce qui devrait être le cas ce soir.

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