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Revente illégale de billets: le chef des Comités olympiques européens arrêté

L'Irlandais Patrick Hickey, chef des Comités olympiques européens (EOC).... (PHOTO Dmitry Lovetsky, archives AP)

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L'Irlandais Patrick Hickey, chef des Comités olympiques européens (EOC).

PHOTO Dmitry Lovetsky, archives AP

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Sebastian Smith
Agence France-Presse
RIO DE JANEIRO

L'arrestation de Patrick Hickey, chef des Comités olympiques européens (EOC) mercredi à Rio, accusé d'appartenir à un réseau de vente illégale de billets pour les Jeux olympiques, est tombée comme un coup de tonnerre.

Des policiers ont exécuté «un mandat d'arrêt et de capture visant l'Irlandais Patrick Joseph Hickey, membre du Comité international olympique (CIO). Il a été arrêté» au petit matin, a indiqué la police brésilienne dans un communiqué.

«La police lui a notifié les charges d'association de malfaiteurs, vente illégale de billets et de marketing d'embuscade», qui consiste à profiter d'un événement fortement médiatisé pour obtenir une visibilité sans être partenaire officiel de cet événement, a indiqué le commissaire Aloysio Falco, lors d'une conférence de presse.

M. Hickey, 71 ans, également président du Comité olympique irlandais depuis 1989, a été arrêté à son hôtel de Barra da Tijuca, à l'ouest de Rio, à proximité du parc et du village olympique des JO de 2016.

Il a démissionné «temporairement» de «la présidence du Comité olympique irlandais, de sa fonction de membre du CIO, de la présidence des Comités olympiques européens et de la vice-présidence de l'Association des comités olympiques», a indiqué le Comité irlandais dans un communiqué qui précise que «M. Hickey était malade quand ce mandat d'arrêt a été délivré et il a été conduit à l'hôpital par précaution».

«Le docteur a vu que sa tension était bonne mais comme il (Hickey) était un peu sous le choc, le docteur nous a demandé la permission - que nous lui avons accordée - (...) de le conduire à l'hôpital pour des examens complémentaires», avait déclaré peu avant Ronaldo Oliveira, directeur des enquêtes spéciales de la Police civile de Rio.

«Un pas important»

«Aujourd'hui, nous avons fait un pas important (dans l'enquête), nous avons réussi à arrêter et faire des perquisitions dans un hôtel de Barra da Tijuca et à arrêter un membre du Comité olympique international, le président du Comité olympique irlandais. Avec cette arrestation et les autres, nous progresserons dans les enquêtes», a souligné M. Oliveira.

Le 5 août, jour de l'ouverture des JO de Rio, la police brésilienne avait annoncé l'arrestation de l'Irlandais Kevin James Mallon et de dix Brésiliens qui écoulaient des sésames olympiques achetés avec des cartes de crédit piratées.

M. Mallon est l'un des dirigeants de l'entreprise THG Sports, une compagnie qui était autorisée à revendre des billets pour les JO de Londres-2012 et Sochi-2014, mais pas pour ceux de Rio-2016.

«Pour camoufler cela, il les a vendus dans des offres billets + hôtel, des offres VIP, pour gagner beaucoup plus d'argent sur le billet», avait expliqué Aloysio Falcao, commissaire en charge de l'enquête.

Le président de THG avait été détenu en 2014 pour une affaire similaire concernant la Coupe du monde de soccer au Brésil.

Cérémonie d'ouverture à 8000 dollars

Et lundi, la police brésilienne avait annoncé avoir lancé quatre mandats d'arrêt, dont un contre le Britannique Marcus Evans, président du club de soccer d'Ipswich (deuxième division anglaise). Les trois autres personnes visées étaient l'Irlandais Patrick Gilmore, le Néerlandais Maarten Van Os et l'Anglais Martin Studd.

Tous sont accusés d'avoir vendu des billets pour les JO-2016 à un prix très élevé, notamment pour les cérémonies d'ouverture et de clôture des JO, après les avoir récupérés illégalement auprès d'entreprises autorisées par le Comité olympique irlandais, selon la police.

La police avait saisi 781 billets qui étaient revendus à des prix très élevés. Ceux pour la cérémonie d'ouverture étaient vendus 8000 dollars, alors que le prix officiel le plus élevé était de 1300 dollars.

Le trafic a généré une recette «d'au moins 10 millions de réais (4 millions de dollars CAN). La valeur réelle des billets saisis est de 626 000 réais mais ils étaient revendus jusqu'à 30 fois leur prix», a indiqué mercredi Ricardo Barbosa, de l'unité anti-fraudes de la police de Rio.

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