Les Néerlandais seront-ils encore en mesure de dominer la longue piste ?

Sven Kramer... (Photo Fredrik Varfjell, NTB scanpix via AP)

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Sven Kramer

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Raf Casert
Associated Press
WOLVEGA

Non ! Absolument pas ! Personne ne devrait s'attendre à ce qu'une telle performance se répète. Même les plus optimistes des Néerlandais n'y croient pas.

Oui, vous pouvez compter sur une domination hollandaise en longue piste aux Jeux olympiques de PyeongChang, mais ne vous attendez pas à ce que les patineurs des Pays-Bas étouffent toute compétition, comme ils l'ont fait à Sotchi, il y a quatre ans.

Le Hall olympique y était alors devenu un vrai refuge national, alors que devant une mer orange, les Néerlandais avaient raflé 23 des 36 médailles à l'enjeu, dont huit des 12 breloques dorées.

«Il n'y a qu'un seul objectif et c'est de faire du mieux que vous pouvez. Plus on gagne, mieux c'est», a affirmé le directeur technique de la Fédération néerlandaise de patinage de vitesse, Arie Koops. Mais même lui se doute que les interminables soirées passées au Heineken House de Sotchi à célébrer les Sven Kramer et autres Ireen Wüst ne peuvent pas se répéter tous les quatre ans.

«Je crois qu'il serait plus réaliste de parler de 15 médailles, peut-être moins», a-t-il convenu.

L'histoire est de son côté: la seule autre fois où les Néerlandais ont raflé plus de 10 médailles au cours des 20 dernières années était en 1998, avec 11 médailles aux JO de Nagano.

«Si c'est moins que 12, ce sera une contre-performance», a-t-il pris soin d'ajouter.

Surtout si l'on tient compte qu'avec l'ajout du départ de masse, le nombre de médailles est passé de 36 à 42.

Et c'est sans compter que les sanctions du CIO contre la Russie auront aussi une incidence. Quand on regarde les classements de la Coupe du monde, Denis Yuskov occupe le haut du pavé avec cinq médailles d'or déjà aux 1000 et 1500 m. Mais Yuskov et le sprinteur Pavel Kulizhnikov, déjà vainqueur d'une Coupe du monde au 1000 m et redoutable patineur sur 500 m, ont été exclus.

Tout ne va pas dans le sens des Hollandais par contre. À Sotchi, ils avaient réussi quatre balayages en 10 épreuves, dont le 1500 m féminin, où les Néerlandaises avaient raflé les quatre premières places. Dans certaines courses, le nombre maximum d'athlètes par nation est passé de quatre à trois. Aux 10 000 m masculin et 5000 m féminin, seulement deux patineurs par pays peuvent participer, effaçant toute chance de balayage.

«Cela influencera directement nos chances de podium», a dit Koops.

Cette fois, leurs adversaires semblent aussi en meilleure forme. Chez les dames, les Japonaises sont clairement les favorites, avec Miho Takagi et Nao Kodaira au sommet des classements provisoires en Coupe du monde. Leur équipe de relais établit record par-dessus record. Les Canadiennes et les Norvégiennes semblent également davantage dans le coup, tout comme les Américaines, blanchies à Sotchi.

Mais cette domination n'a rien d'extraordinaire, quand on considère les installations dont bénéficient les Néerlandais et la passion de leurs partisans. Alors qu'un patineur américain devra parcourir la moitié du continent pour trouver un ovale digne de ce nom, les résidents d'Amsterdam ont accès à 16 à moins d'une heure de transport.

La Hollande compte aussi 60 patineurs professionnels, répartis en six équipes commerciales. Plus important encore, note Koops, dès que le mercure passe sous zéro, tout le monde patine sur les canaux et les lacs du pays.

Et les patineurs des Pays-Bas pourront de nouveau compter sur le groupe de musique oompah Kleintje Pils, qui transportera l'ambiance hollandaise jusqu'en Corée du Sud.




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