Canadien: une victoire serait la bienvenue

Non seulement le Canadien a subi trois défaites... (Photo André Pichette, La Presse)

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Non seulement le Canadien a subi trois défaites d'affilée, mais le désir de vaincre n'a pas été apparent chez tous les joueurs jusqu'à maintenant.

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne

Les rencontres hors-concours n'ont jamais compté au classement et plus personne n'y pense lorsque s'amorce la vraie saison. Rien n'empêche qu'une victoire en septembre ne fait pas de tort au moral et Jonathan Drouin souhaite qu'elle arrive plus tôt que tard.

«Nous ne voulons pas présenter une fiche de 0-4, a admis Drouin à la veille du match que le Canadien de Montréal disputera face aux Sénateurs d'Ottawa, samedi, au Centre Canadian Tire.

«Que ce soit pendant une partie hors-concours, il faut avoir cet état d'esprit de vouloir gagner nos matchs. Ce serait important de récolter une victoire bientôt.»

Selon le capitaine Max Pacioretty, ça fait partie de l'ADN d'un athlète professionnel de vouloir sortir victorieux d'une compétition sportive.

«Nous venons de perdre trois matchs préparatoires, et les gens vont dire qu'il ne s'agit que de parties hors-concours. Mais nous voulons gagner parce que nous sommes des compétiteurs, a rappelé l'ailier gauche du Tricolore.

«Ce qui importe le plus, c'est que chaque joueur, individuellement, soit d'abord satisfait de ses performances, a renchéri Pacioretty. Ça veut dire qu'il aide l'équipe. L'objectif global est d'avoir une bonne sensation face à son jeu et face à la chimie de l'équipe, et c'est ce qui mène aux victoires.»

Non seulement le Canadien a subi trois échecs d'affilée, mais le désir de vaincre n'a pas été apparent chez tous les joueurs jusqu'à maintenant. Ce fut particulièrement évident jeudi soir contre les Devils du New Jersey au Centre Bell.

«Je n'ai pas vu tout le match hier et je ne peux vraiment commenter, mais vous devriez toujours donner votre maximum, surtout quand les spectateurs sortent leur argent pour venir vous voir jouer, a ajouté Pacioretty. Pour certains joueurs, le camp est une occasion de se faire une place avec l'équipe, pour d'autres, c'est une chance de gagner des galons. Il est donc important de toujours donner tout ce que vous avez. Il faut que ce soit naturel. Ça fait partie de l'esprit de compétition.»

Lors de son point de presse, Claude Julien est revenu sur le match de jeudi et son degré d'insatisfaction, en essayant de placer la situation dans un contexte plus large.

«Il faut que certains joueurs nous en donnent plus. Il nous reste encore du temps, il nous reste cinq matchs. Ce n'est certainement pas la panique, mais c'est une situation où il faut voir des choses de certains pour qu'on puisse les évaluer de la bonne façon. Nous voulons évaluer un joueur quand il est à son meilleur. Surtout ceux qui cognent à la porte, et nous espérons que ça va commencer à partir de demain (samedi).»

D'autres éloges pour Mete

Pendant que Julien en exige davantage de certains joueurs, il ne peut pas être plus satisfait du travail accompli par Victor Mete depuis le début du camp. Dans son évaluation du jeune défenseur des Knights de London, l'entraîneur-chef du Canadien a dressé un parallèle avec Torey Krug, qu'il a dirigé avec les Bruins.

«Victor a plusieurs des mêmes atouts (que Krug), comme son coup de patin et sa façon de transporter de la rondelle. Jusqu'à un certain point, il m'a surpris à cause de la façon dont il s'est comporté lors de son premier match. Mais j'avais également vu ce qu'il pouvait nous apporter et c'est la raison pour laquelle je l'ai jumelé avec «Webby» (Shea Weber). Je pensais que les deux pouvaient former un bon duo et bien se compléter.»

Pacioretty et Drouin ont aussi participé au concert d'éloges à l'endroit de Mete.

«Il est vraiment bon, a lancé le capitaine du Canadien. Au début, je me demandais qui était ce joueur, et quelqu'un m'a dit aujourd'hui qu'il était un choix de quatrième ronde. C'est un négligé. Il est un très bon joueur. Il a beaucoup de sang-froid avec la rondelle et il est un excellent patineur. Je suis vraiment impressionné par ce que j'ai vu.»

«Oui, il a 19 ans, mais n'a pas l'air nerveux. Son coup de patin est fluide. Il a confiance en ses moyens et même quand il fait une erreur, il est capable de revenir dans le jeu et de la réparer. Il est très calme avec la rondelle et il veut faire des jeux.»




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