La semaine frustrante de Pacioretty

Max Pacioretty a été nommé troisième étoile du match... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)

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Max Pacioretty a été nommé troisième étoile du match de jeudi contre la Caroline, mais il n'est pas descendu sur la patinoire quand Michel Lacroix a lancé son nom.

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Pas toujours facile, la vie de capitaine du Canadien de Montréal. Max Pacioretty le savait sans doute déjà, mais il vient de vivre la semaine la plus éprouvante de son court capitanat.

En tant qu'ancien capitaine ET ancien entraîneur-chef du Tricolore, Guy Carbonneau a du vécu. Et à son avis, ni les propos de Michel Therrien, cette semaine, ni la «controverse» de la troisième étoile, jeudi, ne sont catastrophiques. Ce sont toutefois de bonnes leçons à assimiler.

«Il ne faut pas en faire un plat, a répondu Carbo à La Presse. Il s'est expliqué [pour la troisième étoile] et je comprends son raisonnement. Que tu sois à l'école ou en affaires, t'apprends toujours. Tu fais bien certaines choses, tu en fais mal d'autres, mais tu dois apprendre. J'ose espérer que la prochaine fois qu'il sera choisi parmi les étoiles du match, il sautera sur la glace. Il avait certainement une raison pour ne pas le faire [jeudi].»

De l'avis de l'ancien numéro 21, si des histoires qui pourraient être relativement banales deviennent aussi médiatisées, c'est notamment en raison du début de saison un peu lent de Pacioretty. Après le premier quart de la saison, il compte 14 points, dont 5 buts, un rythme qui lui vaudrait 20 buts et 55 points en 82 matchs. Or, à ses quatre dernières saisons complètes, Pacioretty a toujours atteint la marque des 30 buts et des 60 points.

«S'il avait 15 buts à sa fiche aujourd'hui, personne n'en aurait parlé hier!, estime Carbonneau. Le hockey, c'est un jeu d'émotion. Un joueur, dans une saison, vit plein d'émotions. Parfois ça va bien, parfois ça va mal. Certains jours, il ne se sent pas bien. C'est dur de juger de l'extérieur.»

«Moi, ça ne me dérange pas, la façon dont il commence. C'est la façon dont il finit qui compte. À la fin de la saison, il aura sûrement autour de 30 buts. Personne ne marque 82 buts en 82 matchs! La bonne nouvelle, c'est que l'équipe continue de gagner, mais quand les [Torrey] Mitchell et les [Paul] Byron vont ralentir, quelqu'un prendra la relève.»

Ménager le capitaine?

Si Therrien a estimé avoir été mal cité au sujet de Pacioretty - une thèse que le capitaine a également défendue -, Carbonneau, lui, croit plutôt que les propos de Therrien, tenus lundi, étaient bel et bien à l'intention du 67.

«Je n'ai rien vu de grave dans les propos de Michel, estime-t-il. Si t'attends après tout le monde, ça n'arrivera pas. Si Max a été frustré de ça, c'est correct. Tu ne lances pas des messages pour rien. Mais parfois, tu veux fouetter ton monde. Je l'ai vécu, t'essaies de passer des messages dans les journaux et à la télévision. Tu le fais parce que tu veux que le message passe.»

Si la sortie de Therrien était bel et bien calculée, et non pas adressée à l'équipe en général, elle serait assurément audacieuse, car l'entraîneur-chef a l'habitude de ménager les membres de son groupe de leadership. Andrei Markov, Tomas Plekanec, Brendan Gallagher et Carey Price ne sont pratiquement jamais critiqués publiquement par Therrien.

Carbonneau le reconnaît, il faisait un peu plus attention lorsqu'il était question de son capitaine de l'époque, Saku Koivu.

«C'est toujours plus facile de dire des choses sur ton quatrième trio ou ton sixième défenseur, rappelle-t-il. Mais tous les joueurs font partie de l'équipe. La déclaration de Michel, c'était juste une constatation. Et il a sûrement tenu ces propos-là au joueur avant de les dire à la caméra.»

La semaine de Pacioretty

Lundi

Interrogé à savoir si les problèmes de Pacioretty sont liés à son joueur de centre, Therrien tient des propos qui sont interprétés comme critiques à l'endroit de son joueur. Il clamera ensuite qu'ils ont été mal interprétés et qu'ils valaient pour toute l'équipe, mais le mal est fait. Ses propos font jaser et Pacioretty en entend vite parler.

Mardi

Pacioretty livre un match inspiré, mais son trio demeure en panne et le Canadien s'incline devant les Sénateurs. Au sifflet final, il en vient presque aux coups avec Dion Phaneuf. Sa frustration sera manifeste après le match. Généralement bavard en entrevue, il se contente de courtes réponses et perd patience quand il est questionné et relancé sur les propos de Therrien.

Mercredi

Le docteur Mailloux s'en mêle! L'animateur de radio controversé se lance dans un «diagnostic» sur le capitaine du Canadien, des propos tenus mardi, mais qui se mettent à circuler sur l'internet le lendemain.

Jeudi

Pacioretty marque le but gagnant contre les Hurricanes. Il livre un autre bon match et est nommé troisième étoile, mais ne descend pas sur la patinoire quand Michel Lacroix lance son nom. Il salue plutôt la foule depuis le corridor qui lie le vestiaire à la patinoire. Après le match, il refuse de parler de son but, mais plaide qu'il y a eu malentendu pour expliquer sa décision de ne pas avoir salué la foule sur la patinoire.

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