Le Wild dans la bonne voie avec son nouvel entraîneur

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John Torchetti n'a pas hésité à prendre des décisions difficiles, laissant de côté les attaquants Jason Zucker et Thomas Vanek pour quelques matchs en raison de leurs lacunes dans leur territoire.

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Dave Campbell
Associated Press
St-Paul

Le Wild du Minnesota a encore une fois fait tourner le vent juste à temps.

Cette fois-ci, John Torchetti se retrouve au coeur du revirement de situation. Et peut-être qu'il sera récompensé avec le retrait de la mention «par intérim» à la fin de son titre d'entraîneur-chef.

«La confiance, c'est quelque chose de très important pour les joueurs, a dit Torchetti», qui a guidé le Wild vers un dossier de 15-6-1 en 22 matchs et vers un retour dans le portrait pour les séries.

«Quand j'ai obtenu le poste, c'était mon travail de gagner la confiance des joueurs, de leur prouver que j'avais confiance en eux dans toutes les situations. Une fois qu'il y a un lien de confiance entre l'entraîneur et les joueurs, et aussi entre les joueurs, ils sont capables de jouer à un niveau plus élevé.»

Grâce à une victoire de 4-1 face aux Blackhawks de Chicago mardi, le Wild connaît une série de six victoires, sa plus longue de la saison. Avec cinq matchs à jouer, le Wild détient cinq points d'avance sur l'Avalanche du Colorado au dernier rang donnant accès aux séries dans l'Association Ouest.

«Je pense que les joueurs ont pris la position de dire qu'ils en avaient assez, a raconté le défenseur Matt Dumba. Nous en avions assez de perdre des matchs contre des équipes que nous pouvions battre et nous avons commencé à vaincre les équipes devant nous au classement.»

Torchetti a été rappelé du club-école du Wild dans la Ligue américaine le 13 février, quand le Wild traversait une séquence de 1-11-2. Il a pris la relève de Mike Yeo.

Le Wild a connu des séquences semblables pour atteindre les séries lors des trois derniers hivers et Torchetti, 51 ans, s'est déjà retrouvé patron par intérim en 2004 avec les Panthers de la Floride et en 2006 avec les Kings de Los Angeles.

Parfois, il faut une étincelle pour revigorer les vétérans et aider les jeunes à s'épanouir. Torchetti a trouvé le moyen ramener le Wild à ses racines d'équipe travaillante et tous les joueurs trouvent le moyen de contribuer.

«Il dit qu'il s'attend à ce que les joueurs soient responsables et déterminés», a dit l'ailier droit Charlie Coyle.

Torchetti n'a pas hésité à prendre des décisions difficiles, laissant de côté les attaquants Jason Zucker et Thomas Vanek pour quelques matchs en raison de leurs lacunes dans leur territoire. Ayant un faible pour les joueurs fiables comme Erik Haula et Nino Niederreiter, Torchetti a vu son troisième trio éclore.

«Rien n'a changé entre la manière qu'il dirigeait en bas ou ici, a noté l'attaquant Jordan Schroeder, qui a évolué pour Torchetti dans Ligue américaine. Il est resté fidèle à lui-même. Il est honnête et direct avec les gars.»

Et si le Wild continue de jouer comme il l'a fait mardi face aux Blackhawks, il n'y aura probablement pas beaucoup d'équipes qui vont souhaiter affronter la troupe de Torchetti lors du premier tour des séries.

«Vous voyez des gars comme Zach (Parise) bloquer des tirs, Mikko (Koivu) travailler fort dans les coins, Charlie qui saigne, Dumba qui se bat, c'est ça qu'il faut, a déclaré Torchetti. C'est du hockey de séries. C'est agréable à voir.»

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