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La date limite des transactions, une phase enivrante et stressante

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Selon Jim Nill, directeur général des Stars de Dallas, «90 pour cent du temps» les équipes ne parviennent pas à mettre la main sur les hockeyeurs au haut de la liste, et doivent se contenter de joueurs «secondaires».

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Jonas Siegel
La Presse Canadienne

Le terme «dynastie» ne collait pas encore à la peau des Blackhawks de Chicago, il y a 17 ans, lorsque Ken Holland a communiqué avec Bob Murray, le directeur général de l'équipe à l'époque, pour s'enquérir de la disponibilité de Chris Chelios.

Holland, qui était en poste depuis deux ans à la tête des Red Wings de Detroit, s'est fait dire que Chelios, alors triple vainqueur du trophée Norris, n'était pas sur le marché. Ce à quoi Holland a rétorqué en demandant à Murray de l'appeler si jamais ce dernier changeait d'idée.

La sonnerie du téléphone a retenti deux jours avant le 23 mars, date limite pour compléter une transaction dans la LNH.

«Nous allons échanger Chris Chelios», a déclaré Murray, selon ce que Holland se rappelle de la conversation. «Tiens-tu toujours à être dans le coup?»

Les échanges effectués à la date limite rapportent rarement autant que celui impliquant Chelios - le défenseur étoile a aidé les Red Wings à gagner deux fois la coupe Stanley - parce que la recette du succès n'est pas garantie, précise Holland.

«Ce n'est pas comme s'il existait un mode d'emploi expliquant comment s'y prendre pour conclure une transaction», illustre-t-il.

Le directeur général des Red Wings se trouvait en pleine préparation en vue de la journée de lundi, la dernière permettant aux équipes de la LNH de peaufiner leur alignement en vue des séries éliminatoires, ou de mettre les touches initiales à la prochaine saison.

Il s'agit d'un moment à la fois enivrant, stressant et pouvant causer de l'anxiété pour les directeurs généraux.

La préparation commence en janvier lorsque les équipes tiennent des réunions avec leurs recruteurs, autant ceux des ligues professionnelles que ceux sillonnant les circuits amateurs. Les formations élaborent une liste de joueurs pouvant les intéresser, tout en identifiant leurs priorités.

Mais selon Jim Nill, directeur général des Stars de Dallas, «90 pour cent du temps» les équipes ne parviennent pas à mettre la main sur les hockeyeurs au haut de la liste, et doivent se contenter de joueurs «secondaires».

«Bien des aspects sur lesquels vous travaillez n'apportent pas les résultats escomptés, mais peut-être que quelque chose se produira le 1er juillet avec ce même joueur», note le directeur général des Devils du New Jersey, Ray Shero.

Il s'agit de l'un des aspects pouvant générer le plus de frustration, reconnaissent certains d'entre eux.

«Vous avez une liste de joueurs, et le premier sur la liste n'est plus disponible, note Shero. Puis, le suivant n'est plus disponible. Quant au troisième, l'autre club ne veut pas l'échanger car il vient de lui accorder un contrat. Ça va vite. C'est enivrant. Parfois, c'est décevant.»

La préparation est un élément-clé du processus. Connaître les joueurs, savoir lesquels sont disponibles, être en mesure de déterminer quelles formations sont dans la lutte et lesquelles sont sorties de la course, voilà autant d'aspects faisant partie de l'équation.

Nill identifie Holland, son ancien patron, et Scotty Bowman comme étant des maîtres du travail de préparation. Bowman, à l'époque, et Holland encore aujourd'hui, essayaient toujours de s'assurer que chaque lacune potentielle dans l'organisation était comblée.

«Ça n'a pas besoin d'être un échange majeur. Ce peut être une transaction mineure, mais c'est celle qui pourrait vous permettre de gagner les matchs 6 et 7 d'une série, explique Nill. Nous rappelons toujours à notre personnel que nous savons qui sont les vedettes, mais il faut connaître les joueurs secondaires.»

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