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Un nouveau départ pour le club-école du CH à Terre-Neuve

Le club-école du Canadien a déménagé de Hamilton... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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Le club-école du Canadien a déménagé de Hamilton à Saint-Jean de Terre-Neuve.

Photo Robert Skinner, archives La Presse

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Robert Laflamme
La Presse Canadienne

C'est le lot des clubs-écoles dans le sport professionnel de devoir tout recommencer, ou presque, à chacune des saisons. Ce sera plus vrai que jamais pour l'équipe-laboratoire du Canadien, qui a déménagé ses pénates à Saint-Jean de Terre-Neuve.

Les Bulldogs de Hamilton ne sont plus, vive les IceCaps! Pour au moins deux saisons parce qu'on prête l'intention au Canadien de vouloir établir son club-école à Laval, à la conclusion de l'entente.

En mars dernier, le Tricolore a confirmé son affiliation avec les IceCaps, après avoir racheté le club de la Ligue américaine de hockey (LAH) du propriétaire Michael Andlauer.

Les Bulldogs constituaient la principale pépinière de joueurs de l'organisation depuis 2002-03. Les IceCaps ont été au cours des cinq dernières années l'équipe de développement des Jets de Winnipeg.

L'entraîneur des IceCaps, Sylvain Lefebvre, estime que le transfert devrait favoriser l'épanouissement de la relève dans un encadrement plus stimulant.

«Sans rien enlever aux amateurs de Hamilton, loin de là, Saint-Jean est une excellente ville de hockey, a dit Lefebvre en entrevue dernièrement. On va jouer dans un aréna de 6400 places qui va être rempli à tous les matchs, plutôt que dans un grand amphithéâtre à moitié plein. La dynamique sera différente.»

Insistant pour dire que l'équipe-école a toujours reçu un bon soutien de la communauté de Hamilton et que M. Audlauer a été un formidable proprio, Lefebvre a souligné que le Canadien se sentira davantage comme chez lui dans un fief de 100 000 habitants qui compte plusieurs partisans du CH.

À Hamilton, en raison de la proximité avec Toronto, un fort pourcentage d'amateurs étaient des mordus des Maple Leafs. La foule était divisée lors des affrontements à Hamilton contre les Marlies de Toronto - équipe-école des Leafs.

«À Saint-Jean, il y a déjà un «buzz» entourant notre venue, a mentionné Lefebvre. Les gens là-bas sont accueillants et chaleureux de nature. L'organisation remporte souvent des honneurs pour son excellence. Personnellement, je suis emballé. Les joueurs vont peut-être trouver que c'est loin et que les déplacements sont longs. Mais ils vont aimer dès qu'ils seront sur place.»

Des amateurs passionnés

Des joueurs qui ont évolué dans la ville située la plus à l'est en Amérique du Nord - et plus proche de Paris que de Vancouver - ont apprécié l'expérience. C'est le cas du défenseur lavallois Julien Brouillette, qui a joué 49 matchs chez les IceCaps, la saison dernière.

«Les gens de Saint-Jean adorent le hockey et ils sont de fins connaisseurs, déclare l'athlète âgé de 28 ans qui s'est expatrié en Suède cette saison. Ils sont derrière leur équipe et c'était important pour eux de la garder. Ils ne pouvaient pas demander mieux que d'accueillir le Canadien, qui est leur équipe favorite. Les joueurs de l'organisation vont adorer leur expérience à Terre-Neuve.»

Pour Lefebvre, le déménagement est l'occasion rêvée pour les joueurs de créer des liens forts entre eux, tôt dans la saison.

«Le contexte va favoriser qu'on se serre les coudes puisqu'on arrive tout le monde ensemble, a-t-il soumis. C'est une bonne façon de s'entraider et de souder le groupe. La bonne entente se développe plus rapidement quand une équipe au complet change de ville.»

Deux joueurs qui tentent de mériter un poste, l'attaquant Nicolas Blanchard et le gardien Ed Pasquale, pourront aider leurs coéquipiers parce qu'ils ont porté les couleurs des IceCaps.

Un autre aspect positif de ce nouvel environnement, selon Lefebvre, c'est que les jeunes seront mieux préparés à composer avec un éventuel passage chez le Canadien.

«Les joueurs vont vivre ce qui se rapproche le plus de ce qui les attend à Montréal. Ils vont être reconnus partout où ils iront. Les amateurs vont les arrêter dans la rue pour jaser avec eux. Le joueur qui va arriver à Montréal saura davantage à quoi s'attendre. À Hamilton, les gars pouvaient aller à Toronto et ils n'étaient pas reconnus.»

Reste à voir ce que ça donnera sur la glace. L'équipe-école du Tricolore tente de mettre fin à une séquence de quatre saisons de suite sans participation aux séries éliminatoires, dans la LAH.

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