Sergei Bobrovsky, la clé du succès des Blue Jackets

Le taux d'efficacité de Sergei Bobrovsky depuis son... (Photo Mike Munden, AP)

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Le taux d'efficacité de Sergei Bobrovsky depuis son arrivée à Columbus le place au deuxième rang de tous les gardiens réguliers de la LNH (,923).

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(Columbus) Ça se passait le 4 décembre dernier en Floride.

Les Blue Jackets de Columbus venaient de connaître un mois de novembre désastreux au cours duquel ils avaient été privés du gardien Sergei Bobrovsky pendant neuf matchs. L'équipe n'avait arraché qu'une seule victoire en son absence.

Lorsque Bobrovsky est revenu de sa fracture à l'index gauche, ça lui a pris quelques matchs pour retrouver le rythme. Mais le 4 décembre, contre les Panthers, le Russe de 26 ans a brillé de tous ses feux en effectuant 52 arrêts dans une victoire en prolongation de 4-3.

«Ce match-là a redonné à notre groupe la confiance qu'il avait l'an dernier, estime l'entraîneur-chef Todd Richards. Bob a été bombardé pendant 65 minutes et il a été sensationnel.

«Comme un bon quart-arrière au football ou un as lanceur au baseball, quand le gardien est au sommet de sa forme, ça donne toujours à l'équipe une chance de l'emporter.»

Vous ne risquez pas de voir de sitôt Bobrovsky se pavaner avec la meilleure moyenne de buts accordés du circuit. Des buts, il va en donner. Car la défense devant lui n'est pas exactement le mur de Berlin.

«Nous ne devons pas nous fier autant à nos gardiens pour gagner des matchs, convient d'ailleurs l'arrière James Wisniewski. C'est à nous d'avoir un meilleur jeu d'équipe, de ne pas accorder autant de lancers et de retrouver la hargne nécessaire pour connaître du succès.»

«Bob the Goalie» n'a peut-être pas une moyenne à tout casser, mais depuis qu'il est arrivé à Columbus lors de la saison 2012-2013, son taux d'efficacité le place au deuxième rang de tous les gardiens réguliers de la LNH (,923).

Sa fiche avec les Blue Jackets s'établit à 68 victoires, 43 défaites et 13 revers en prolongation, tandis que les autres gardiens de l'équipe ont cumulé depuis 2012-2013 un dossier de 17-25-4.

Vendredi dernier, le gagnant du trophée Vézina en 2013 a renoncé à trois années d'autonomie en signant une prolongation de contrat de quatre ans évaluée à 29 millions. L'an prochain, seul Henrik Lundqvist aura un salaire moyen supérieur au sien parmi les gardiens du circuit.

«Bob est notre pièce maîtresse pour gagner des parties, admet sans détour le défenseur David Savard. Il va nous chercher des victoires même quand on n'est pas supposé gagner.»

Bourreau de travail

En marge du repêchage de 2012, les Flyers de Philadelphie ont choisi de couper les ponts avec Bobrovsky afin de refaire le plein de choix au repêchage. Dire que cette formation aux prises avec de sempiternels problèmes devant le filet ont préféré offrir un pont d'or à Ilya Bryzgalov...

«J'ai eu une belle expérience à Philadelphie, dit pourtant Bobrovsky. Ça m'a aidé beaucoup. J'étais le numéro un à ma première saison, mais le substitut l'année suivante. Ça m'a fait réaliser à quel point ça pouvait être difficile de s'établir comme numéro un dans cette ligue.

«J'ai travaillé fort pour le devenir ici, et la signature du contrat couronne cela.»

En effet, le travail est au centre de ses succès. Combiné à ses qualités athlétiques, c'est ce qui le distingue le plus aux yeux de son substitut Curtis McElhinney.

«C'est un gardien flexible, et sa capacité de bouger rapidement les pieds et de se mettre en position avant même que la passe se rende à destination est à peu près incomparable, décrit McElhinney. C'est du bonbon de le regarder faire soir après soir.»

Les jours d'entraînement, Bobrovsky arrive à l'aréna entre 7h et 8h, et ne repart jamais avant 14h. Et durant l'été, il fait du «8 à 6» tous les jours.

«Ça fait peur de voir à quel point il peut travailler dans une journée», lance David Savard.

«J'essaie non seulement d'en faire plus, mais aussi de travailler le plus intelligemment possible, explique Bobrovsky. Apprendre comment mon corps réagit, comprendre ce que je dois faire pour être prêt physiquement et mentalement... C'est un processus qui ne se termine jamais.»

Mais c'est un processus qui rapporte. Le gardien de 26 ans participera la semaine prochaine à son premier match des Étoiles en carrière.

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Todd Richards a joué avec Mike Weaver

En 2000-2001, l'entraîneur-chef des Blue Jackets, Todd Richards, était le joueur le plus âgé des Solar Bears d'Orlando, qui étaient à l'époque une filiale des Thrashers d'Atlanta, dans la défunte Ligue internationale. Il se souvient très bien d'avoir joué avec un jeune défenseur du nom de Mike Weaver.

«Nous avions de bons joueurs au sein de cette formation, mais il est l'un des derniers à être parvenu ensuite à la LNH, a noté Richards, qui a lui-même été un choix de 2e ronde du Canadien, en 1985. Tout le mérite lui revient d'y être encore. J'ai beaucoup de respect pour lui. Nous avions de bons défenseurs à l'époque - il y avait Brian Pothier, le rude Wade Brookbank, Brett Clark et moi-même -, et je ne peux pas dire que Weaver était une étoile au milieu de nous. Par contre, il a toujours joué de façon intense et il pratique un style plus costaud que son gabarit.»

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