Marc Bergevin prouve qu'il mise sur les jeunes

Des jeunes comme Alex Galchenyuk et Max Pacioretty... (Photo André Pichette, archives La Presse)

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Des jeunes comme Alex Galchenyuk et Max Pacioretty continuent de prendre du galon alors que le Canadien connaît du succès.

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Robert Laflamme
La Presse Canadienne

Le Canadien aurait-il atteint la finale de la Coupe Stanley en 2014 avec Carey Price en santé?

On ne le saura évidemment jamais. Mais ce qu'on sait c'est que le directeur général Marc Bergevin ne s'est pas laissé berner par les succès printaniers de l'équipe.

Bergevin a continué à s'en tenir mordicus au plan qu'il a élaboré à son arrivée en poste en 2012. Il l'a clairement indiqué au lendemain de l'élimination du Tricolore en cinq matchs face aux Rangers de New York.

Affirmant que c'était aux jeunes de porter le flambeau, Bergevin a même déclaré être prêt à voir l'équipe faire un pas de recul afin de mieux avancer par la suite.

Il a tôt fait de passer de la parole aux actes en laissant partir le capitaine Brian Gionta et en se départissant du défenseur Josh Gorges, deux leaders importants. Il a retenu les services du vétéran défenseur Andrei Markov, mais il a échangé deux autres vétérans au début de la saison 2014-15, Travis Moen et Rene Bourque.

Résultat: les jeunes prennent du galon, particulièrement les attaquants Max Pacioretty et Alex Galchenyuk, et le Canadien continue de connaître du succès, même s'il n'a pas de capitaine. Les dirigeants ont choisi de nommer quatre adjoints, en attendant qu'un jeune se démarque sur le plan du leadership.

Après avoir terminé au quatrième rang de l'Association Est la saison dernière, avec 100 points, le CH a repris cette saison-là où il avait laissé et il est en voie de connaître une autre saison de 100 points.

Avec deux matchs à jouer cette année, le Canadien montre un éloquent dossier en saison de 47-25-6 pour l'année 2014.

L'arroseur arrosé

Le clou de l'année a été sa victoire au deuxième tour des séries éliminatoires contre ses éternels rivaux, les Bruins de Boston.

Accusant un retard de 3-2 dans la série, le Tricolore est venu de l'arrière pour l'emporter en sept matchs. Il doit une fière chandelle à Price, mais indirectement aussi au dur à cuire Shawn Thornton, des Bruins, qui a posé un geste provocateur en aspergeant d'eau P.K. Subban vers la fin du cinquième match à Boston.

La traditionnelle poignée de main de fin de série a été marquée par la controverse. Milan Lucic des Bruins a proféré des menaces au défenseur Alexei Emelin et à l'ailier Dale Weise.

Tous les espoirs étaient permis pour le CH après avoir éliminé les champions de la ligue en saison régulière. Mais la blessure que Price a subie dans le premier match de la finale de l'Association Est contre les Rangers de New York est venue changer la donne. Appelé en renfort, le jeune Dustin Tokarski s'est montré solide. Mais on ne peut pas s'empêcher de se demander par contre: «Et si Price n'avait pas été blessé?»

Le gardien jouait avec énormément de confiance, après avoir aidé le Canada à remporter la médaille d'or olympique à Sotchi.

Pendant l'été, l'embauche du jeune attaquant Jiri Sekac s'est avéré une bonne prise. Au camp d'entraînement, on a pris la décision de rompre les liens avec le vétéran défenseur Francis Bouillon.

Patate chaude

Avant même le début de 2014, personne ne doutait que la renégociation du contrat de P.K. Subban serait une patate chaude pour Bergevin. Les deux parties se sont livré un bras de fer avant de conclure une entente in extremis, à quelques heures du dénouement du dossier en arbitrage.

Subban est devenu, le 3 août, le joueur le mieux payé de l'histoire du Canadien, en apposant sa signature au bas d'un contrat de 72 millions de dollars US pour huit ans.

Ç'aurait été catastrophique que les parties en viennent à laisser l'arbitre établir le salaire de Subban pour la saison 2014-15. Ç'aurait à toutes fins utiles été le point de rupture entre l'organisation et le défenseur vedette, qui a fait partie avec Price de l'équipe canadienne médaillée d'or à Sotchi.

Grande perte

L'année s'est terminée sur une grande note de tristesse, avec le décès le 2 décembre de l'illustre Jean Béliveau, à l'âge de 83 ans.

Pendant une semaine, tout le Québec a été endeuillé par la perte du plus grand ambassadeur que le Canadien ait eu.

Les témoignages ont afflué des quatre coins de la province et de partout à travers la LNH et on n'oubliera pas de sitôt le vibrant hommage que les partisans lui ont rendu au Centre Bell, avant le match du 9 décembre contre les Canucks de Vancouver.

Le lendemain, M. Béliveau a été porté à son dernier repos à Longueuil, après avoir eu droit à des funérailles nationales à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal.

Le décès du plus grand capitaine de l'histoire de l'équipe avait été précédé, quelques jours plus tôt, de celui d'un de ses anciens coéquipiers, Gilles Tremblay, pionnier des «joueurnalistes» à la télévision.

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