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Red Wings-Canadien: du caviar au baloney

Quand Tomas Tatar, des Red Wings, a tendu... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Quand Tomas Tatar, des Red Wings, a tendu le bras, Lars Eller s'est arrêté net en deuxième période.

Photo Bernard Brault, La Presse

Après une semaine à se gaver de caviar, d'huîtres et de champagne, il est normal que le sandwich au baloney et l'orangeade passent un peu moins bien.

L'analogie peut sembler sévère, certes, puisque la LNH demeure la meilleure ligue de hockey au monde, mais il n'empêche que le retour à la réalité a été brutal hier.

Après avoir vu le Canada disputer six matchs presque parfaits et remporter l'or à Sotchi, le Canadien était de retour sur la glace du Centre Bell pour y affronter les Red Wings de Detroit.

Pour ceux qui auraient raté le match, personne ne sera surpris d'apprendre que la cohésion n'était pas au rendez-vous, les passes très laborieuses et les jeux étaient spectaculaires inexistants, à quelques exceptions près.

Il aura fallu un but de Brian Gionta avec 29 secondes à faire pour sauver un spectacle atroce. Mais les 59 minutes et 31 secondes précédentes ont été pénibles.

Les Red Wings ont finalement réussi à arracher deux points avec leur but en prolongation et ils méritaient cette victoire. Ils ont paru nettement moins rouillés que leurs adversaires. Eux, au moins, arrivaient à construire des jeux en zone neutre et à lancer leurs attaques.

Les 30 entraîneurs de la Ligue nationale vous diront d'ailleurs que sans efficacité en jeu de transition, les chances de succès sont bien minces, puisque la majorité des buts se marquent à la suite de contre-attaques.

Et là où le CH a été constant hier soir, c'est dans son incapacité à effectuer ses sorties de zone. Si les attaquants onta paru si timide, c'est que les défenseurs ont été incapables de les nourrir en passes. D'où les 17 maigres tirs après trois périodes.

Le Canadien a «grossi» sa défense récemment. Mais qui, de Subban, Markov, Emelin, Gorges, Tinordi et Murray excelle en jeu de transition? On n'en dénombre que deux. C'est trop peu. À ce chapitre, la présence d'un Nathan Beaulieu est utile.

Detroit a profité d'une punition inutile de P.K. Subban en première période pour marquer un but. Alexei Emelin n'a pas aidé son coéquipier à bien paraître du fond de son banc des punitions en oubliant Todd Bertuzzi devant le filet en infériorité numérique.

On ne rend pas service à Daniel Brière en le faisant jouer à gauche. C'est extrêmement difficile pour lui, surtout près de la bande en zone défensive. Voilà d'ailleurs un trio dysfonctionnel à cinq contre cinq avec Brian Gionta et Tomas Plekanec. Galchenyuk a d'ailleurs terminé la rencontre avec Gionta et Plekanec.

Mais Michel Therrien a permis à Brière de rejoindre les trois autres en rappelant le gardien Peter Budaj au banc en fin de match et le 48 a fait le jeu du match pour permettre à Gionta de marquer.




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