ÉCJ: maturité et talent en hausse

Une équipe plus âgée, des joueurs qui bloquent... (Photo Nathan Denette, PC)

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Une équipe plus âgée, des joueurs qui bloquent des tirs et jouent avec hargne et des troisième et quatrième lignes plus productives. Le tout sur une glace de format nord-américain. Non, ce n'est pas un changement d'identité. Mais les dirigeants d'Équipe Canada junior espèrent que ce sera suffisant pour mettre fin à la disette.

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(Toronto) Équipe Canada junior va tenter cette année de redorer son blason avec une équipe plus âgée que celle qui a terminé quatrième en Suède l'an dernier. Les dirigeants espèrent aussi plus de talent et une contribution offensive des quatre trios. Objectif: mettre fin à la disette au Championnat mondial junior.

«Brent Sutter a été courageux de partir en Suède avec une équipe si jeune», lance Benoît Groulx avec l'assurance de celui qui sait. Il sait, car il y était, à Malmö, aux côtés de l'entraîneur-chef Sutter, quand les jeunes Canadiens ont terminé quatrièmes il y a un an, rentrant au pays bredouilles pour une deuxième année d'affilée.

C'est que la sélection nationale qui s'est rendue en Suède l'année dernière était jeune, la deuxième plus jeune de l'histoire d'Équipe Canada junior (ECJ). Puisque les joueurs de 19 ans n'étaient pas les meilleurs l'année dernière, les dirigeants ont misé sur des joueurs plus verts. Cette année, ils espèrent récolter les fruits de ces investissements.

«On a un beau groupe d'âge. L'année dernière, on avait 11 joueurs de 18 ans, rappelle Groulx. On a pris des joueurs très talentueux de 17 et 18 ans. Les "1995" [ceux qui sont nés cette année-là] étaient forts, mais ils avaient 18 ans. Alors autour, on a amené des gars plus vieux qui avaient peut-être un peu moins de talent.»

Cette année, les «1995» sont à maturité. Ils ont 19 ans, l'âge limite pour participer au tournoi. «Quand je regarde ces joueurs-là sur la glace, ce ne sont plus les mêmes. Darnell Nurse, ce n'est plus le même gars. Max Domi, ce n'est plus le même gars. Nic Petan non plus, McDavid non plus, Duclair non plus, Fucale non plus», énumère Benoît Groulx.

La sélection canadienne partie en Suède était âgée en moyenne de 18 ans, 10 mois et 25 jours. Les 30 joueurs présents au camp final sont en moyenne âgés de 19 ans, 2 mois et 2 jours. La moyenne d'âge pourrait grimper si de jeunes joueurs sont retranchés avant le début du tournoi, le 26 décembre.

Plus de talent offensif

Cette année, Équipe Canada désire aussi hausser la contribution offensive des troisième et quatrième trios. «Les deux dernières années à ce tournoi, Équipe Canada junior a marqué deux buts [par des joueurs] des troisième et quatrième lignes», se désole le dépisteur en chef à Hockey Canada, Ryan Jankowski.

«On veut avoir un groupe plus talentueux, plus équilibré, dit-il. On veut s'assurer cette année que tous les joueurs ont les outils, le talent pour produire si nos deux premières lignes sont neutralisées. C'est le modèle olympique.»

Jankowski assure qu'il ne s'agit pas d'un changement d'identité, seulement d'un ajustement. «On veut atteindre tout ça sans sacrifier le jeu physique canadien, l'énergie canadienne et, bien sûr, sans mettre de côté le gabarit des joueurs», dit-il.

Il sera intéressant de voir si ce changement coûtera son poste à Frédérik Gauthier. Le centre costaud est reconnu pour son apport dans les missions spéciales, comme en désavantage numérique. Il était en Suède l'année dernière et a récolté une passe. Équipe Canada ira-t-elle chercher un joueur plus polyvalent ou est-ce qu'on lui confiera plus de tâches? À voir.

Benoît Groulx en attendant a profité de ces quelques jours à Toronto pour mettre tout le monde à la page: même les joueurs talentueux devront mettre en échec et bloquer les tirs. Il a d'ailleurs organisé plusieurs séances de lancers bloqués.

«Ce ne sont pas tous ces joueurs qui sont habitués de bloquer des rondelles. Ici, on a des gars qui jouent 22, 23 minutes par match. Parfois, quand la rondelle passe à côté d'eux, je pense que leurs entraîneurs poussent un soupir de soulagement. Parce qu'ils ont besoin de ces joueurs pendant 70 matchs dans la saison», explique Groulx, entraîneur des Olympiques de Gatineau pour une 12e saison.

«Ici, dans ce tournoi, tout le monde doit bloquer des rondelles, dit-il. Certains ne l'ont jamais fait, alors je voulais qu'ils essayent. Ils vont devoir le faire si on veut avoir la chance de gagner.»

Une équipe plus âgée, des joueurs qui bloquent des tirs et jouent avec hargne et des troisième et quatrième lignes plus productives. Le tout sur une glace de format nord-américain. Non, ce n'est pas un changement d'identité. Mais les dirigeants d'Équipe Canada junior espèrent que ce sera suffisant pour mettre fin à la disette.

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