La relève bien assurée au sein de l'équipe canadienne de courte piste

Un vent de jeunesse souffle sur l'équipe canadienne de patinage de vitesse... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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Marc Delbès
La Presse Canadienne

Un vent de jeunesse souffle sur l'équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste en cette année post-olympique. Et ce n'est pas les vétérans qui vont s'en plaindre, bien au contraire.

Les olympiens Charles Hamelin, Marianne St-Gelais et Valérie Maltais seront accompagnés de six recrues le week-end prochain en lever de rideau de la saison de la Coupe du monde à Salt Lake City. Et la relève s'annonce fort prometteuse.

La Sherbrookoise Kim Boutin, âgée de 19 ans, et Samuel Girard, 18 ans, de Fernand-Boileau, au Saguenay, sont déjà considérés comme les prochaines têtes d'affiche de l'équipe canadienne.

«Elle a tout d'une championne, a louangé St-Gelais en décrivant Boutin, vendredi matin, à l'issue du dernier entraînement de l'équipe avant le départ pour Salt Lake. C'est un nom dont on va se rappeler pour les quatre prochaines années.»

Maltais, elle aussi, ne tarit pas d'éloges pour sa coéquipière, estimant qu'elle possède toutes les qualités d'une bonne patineuse.

«C'est une fille très impliquée dans les entraînements et ça se reflète en course. Elle a le feu dans les yeux en compétition. Sur 1000 mètres, c'est sur elle que je mets mon argent.»

«Je le vois comme le futur Charles Hamelin, a pour sa part encensé le triple médaillé d'or olympique lorsqu'il a été invité à parler de Girard. C'est un des gars qui, en ce moment, a le potentiel pour devenir un excellent patineur, capable de gagner plusieurs courses pendant des années. Disons que l'équipe canadienne mise sur une excellente relève pour les quatre prochaines années.»

Peu habitués de se retrouver ainsi sous les projecteurs, les principaux intéressés sont flattés de ces commentaires élogieux, mais ils sont aussi conscients qu'ils ont encore beaucoup à apprendre malgré leur potentiel indéniable.

«Je ne m'attendais pas à faire aussi bien aux sélections pour les Coupes du monde», a avoué Boutin, qui a fait impression aux sélections pour les Coupes du monde en septembre à Calgary en décrochant sa première victoire dans une compétition senior.

«En terminant première du 1000 mètres, ça m'a donné un «boost» de confiance. Je sais que j'ai encore des choses à travailler, notamment au niveau technique, a-t-elle ajouté. Ce que je recherche, c'est d'être parfaite techniquement pour parvenir à battre les meilleures au monde.»

Et son entraîneur Frédéric Blackburn estime qu'elle a le profil pour atteindre son objectif. Il estime que son éthique de travail et sa grande détermination sont parmi ses principales forces. Selon lui, elle n'a aucune lacune, ce qui va lui permettre de briller sur toutes les distances.

Deuxième derrière Charles Hamelin au cumulatif lors des sélections de la Coupe du monde, Girard aborde sa première saison sur la scène internationale avec des objectifs bien établis.

«Je vise des finales A, surtout aux 1500m et 500m. Et après Noël, ce sera d'assurer ma place pour les championnats du monde», a-t-il décrit.

Joanie Gervais (20 ans), de Saguenay, la Britanno-Colombienne Courtney Shmyr (22 ans), Samuel Bélanger-Marceau (22 ans), de St-Bruno, et Yoan Gauthier (21 ans), de Rivière-du-Loup, en seront également à leur baptême sur le circuit de la Coupe du monde cette saison.

L'émergence de ces jeunes a eu pour effet de galvaniser les vétérans, qui en avaient bien besoin après une aventure olympique à Sotchi qui n'a pas été couronnée de tous les succès escomptés. Hamelin et St-Gelais ont d'ailleurs reconnu en tirer une nouvelle source de motivation.

«La présence de tous ces jeunes, ça change l'ambiance à l'entraînement, a laissé entendre Hamelin. Eux veulent s'améliorer, nous (les vétérans) désirons rester dominants. Une chimie commence à se créer. Une chose est sûre, il y a beaucoup de défis à l'entraînement.»

«Ce renouveau est positif, a reconnu St-Gelais. Je suis passée par là. Il y a quelques années, c'était moi la jeune qui brassait les choses. Aujourd'hui, je me fais brasser par les jeunes et je trouve ça vraiment le 'fun'. Elles sont vraiment là pour gagner et ça me permet de m'entraîner plus fort afin de rester au top.»

Bien entendu, ces jeunes sont conscients qu'ils auront à composer avec la pression de faire honneur à la solide réputation du Canada sur la scène internationale du patinage de vitesse courte piste.

«Comme j'en suis à mes débuts en Coupe du monde, je n'ai rien à perdre, a avoué Gauthier. Mais j'ai aussi le souci de bien représenter le Canada, qui demeure une puissance du sport. Je m'attends donc à obtenir de bons résultats.»

Les amateurs québécois auront l'occasion de se familiariser avec toutes ces nouvelles figures de l'équipe canadienne lors de la présentation de la deuxième étape de la Coupe du monde, du 14 au 16 novembre, à l'aréna Maurice-Richard de Montréal.

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