Gymnastique artistique: Black ne connaît pas la journée espérée

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Elsabeth Black

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Montréal

La Canadienne Elsabeth «Ellie» Black n'a pas connu la journée espérée lors des dernières finales aux engins, dimanche, aux Championnats du monde de gymnastique artistique de Montréal.

Black a fini huitième à la poutre et septième au sol, tandis que sa jeune compatriote Brooklyn Moors, en lice au sol, a abouti au cinquième rang. Les finales aux engins mettent les spécialistes au premier plan et sont réservées, pour chaque engin, aux huit meilleures gymnastes issues des qualifications. En dépit de ces résultats tièdes, Black a dressé un bilan positif de la compétition.

Après tout, Black est devenue vendredi soir la première Canadienne à remporter une médaille - l'argent - au concours multiple aux Mondiaux. Il s'agissait aussi d'une première médaille pour le Canada depuis que Kyle Shewfelt et Elyse Hopfner-Hibbs avaient récolté deux médailles de bronze pour l'unifolié aux engins lors des Mondiaux de 2006.

«Ce n'est jamais facile d'accéder aux finales aux Mondiaux, donc c'est un accomplissement en soi. Ceci étant dit, j'ai commis des erreurs ici et là, a admis la Néo-Écossaise âgée de 22 ans. Mais vous savez, c'était une grosse semaine pour nous et je l'ai finie en santé. Il y a eu tant de blessures ici, ce qui est malheureux, mais nous avons offert de bonnes performances et tirerons des leçons de ce qui s'est produit.»

Après avoir connu des ratés à la poutre en début d'après-midi dimanche, Black espérait rebondir et décrocher une deuxième médaille à ces Mondiaux lors de l'exercice au sol, devant une foule de quelque 11 000 spectateurs au Stade olympique. En vain. Cela n'a pas empêché Black de voir des retombées positives, au-delà des résultats.

«J'espère que j'ai pu inspirer les jeunes qui étaient dans les gradins, et leur montrer que même si nous sommes parmi les meilleures au monde, nous commettons parfois des erreurs, a-t-elle dit, sereinement. Si nous étions toujours parfaites, ce sport serait facile, et il ne l'est pas!»

La Japonaise Mai Murakami a remporté le titre au sol en vertu d'une récolte de 14,233 points, soit 0,033 de plus que l'Américaine Jade Carey et 0,300 de plus que la Britannique Claudia Fragapane.

Pour sa part, Moors, la plus jeune gymnaste de la formation canadienne à l'âge de 16 ans, a offert une bonne performance et terminé cinquième avec une récolte de 13,650 points. Interrogée après sa performance, l'Ontarienne a déclaré que la présence de Black, qui a fini septième avec 12,900 points, lui avait permis de conserver son sang-froid.

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Brooklyn Moors

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«Ellie est si merveilleuse. Je n'ai pas eu une bonne période d'échauffement, mais elle m'a prise à part et m'a dit: "Respire. Ça va bien aller", a raconté Moors. Et ç'a marché. Heureusement qu'elle était là; je suis très reconnaissante de tout ce qu'elle fait pour moi.»

À la poutre, l'Allemande Pauline Schaefer a grimpé sur la plus haute marche du podium avec un score de 13,533 points. Elle a devancé dans l'ordre la jeune sensation de la gymnastique américaine Morgan Hurd (13,400) et une autre Allemande, Tabea Alt (13,300).

De son côté, Black a paru hésitante dès les premiers instants de sa routine, manquant d'équilibre à quelques reprises. Elle a éventuellement raté une culbute avant et s'est retrouvée au sol, avant de remonter pour compléter son exercice. Son score de 12,400 points l'a reléguée au dernier rang parmi les huit compétitrices inscrites à cette épreuve.

«Honnêtement, je ne m'en souviens plus, a confié Black. J'étais tellement concentrée... J'ai commis une erreur, mais j'ai dû remonter sur la poutre pour finir ma routine. Vous savez, j'ai ajouté de nouveaux éléments à ma routine et je les ai bien exécutés aujourd'hui, donc je suis tout de même satisfaite.»

Le Canada, qui n'a obtenu qu'une médaille à ces Mondiaux, devra donc patienter au moins jusqu'à ceux de Doha, au Qatar, l'an prochain afin d'obtenir la première médaille d'or de son histoire dans cette compétition.

Et de trois pour le «prince des vrilles»

Pour leur part, les hommes se sont exécutés au saut, aux barres parallèles et à la barre fixe. Aucun athlète canadien ne s'est qualifié pour les finales masculines aux engins.

Au saut, le «prince des vrilles», le Japonais Kenzo Shirai, a eu chaud, mais l'a emporté de justesse en vertu d'un score de 14,900 points. Il a devancé l'Ukrainien Igor Radivilov par seulement 1 millième de point (14,899) et le Sud-Coréen Hansol Kim par 0,134. Il s'agissait de la troisième médaille de Shirai à ces Mondiaux, après le bronze au concours multiple et l'or au sol.

Aux barres parallèles, le Chinois Jingyuan Zou a obtenu un score de 15,900 points lui permettant de déloger le champion des Jeux olympiques de Rio, l'Ukrainien Oleg Verniaiev, du premier rang par 0,067. Le Russe David Belyavskiy a obtenu le bronze, à 0,634 point derrière.

Enfin, à la barre fixe, le Croate Tin Srbic a triomphé avec 14,433 points, devant les Néerlandais Epke Zonderland (14,233) et Bart Deurloo (14,200).

Au classement cumulatif des Mondiaux, la Chine a fini première avec six disques, dont trois d'or. Le Japon a terminé deuxième avec quatre médailles, dont trois d'or également, et la Russie a fini troisième avec six disques, mais seulement un d'or. Le Canada a pris le 11e rang parmi les 15 pays participants avec une médaille d'argent - celle de Black.




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