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Du sport électronique au Centre Bell

Le sport électronique est encore embryonnaire au pays.... (photo tirée de fac)

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Le sport électronique est encore embryonnaire au pays. Mais une nouvelle organisation, pilotée par un Québécois d'origine, tente de changer les choses. Elle lance un premier ballon d'essai montréalais le 13 novembre au Centre Bell.

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Le sport électronique est encore embryonnaire au pays. Mais une nouvelle organisation, pilotée par un Québécois d'origine, tente de changer les choses. Elle lance un premier ballon d'essai montréalais le 13 novembre au Centre Bell. Ce sera le plus important événement de sport électronique à avoir eu lieu à Montréal.

100 000 $ au gagnant

La Canadian League of Gamers, une organisation fondée il y a moins d'un an, sort l'artillerie lourde pour cette compétition. Chacune des équipes gagnantes aux jeux Dota 2 et Counter-Strike remportera 100 000 $ en bourse. En tout, huit équipes dans chaque jeu vont se disputer les magots. «On aimerait avoir une ligue de premier plan au Canada. On aimerait mettre le pays sur la carte de l'e-sport. Pour développer le talent local, il faut des événements comme celui-là pour susciter de l'intérêt et des vocations», explique Carl-Edwin Michel, un des fondateurs de la Canadian League of Gamers. M. Michel est originaire de Montréal, mais vit à Toronto depuis 10 ans.

Les meilleures équipes

Ces bourses seront les plus importantes jamais distribuées à Montréal dans une compétition de sport électronique. Elles sont pourtant minimes à l'échelle mondiale. À titre de comparaison, une compétition de Dota 2 en décembre à Boston offrira 3 millions en bourses. «Pour être franc, 100 000 $, ce n'est pas assez. Les équipes nous disaient: pourquoi venir ici si on peut aller ailleurs avec 1 million en bourses? Si les équipes ont choisi de venir, c'est qu'on commence à avoir une bonne réputation dans le milieu», fait valoir M. Michel. À Dota 2, six des dix meilleures équipes au monde seront de la compétition.

Un ballon d'essai

Si les Québécois sont habitués de payer pour assister à un match de hockey ou de football - des sports traditionnels - , ils n'ont pas encore l'habitude de le faire pour aller voir des compétitions de jeu vidéo. La petite scène du sport électronique à Montréal est davantage axée sur la participation, avec les événements de type LAN où les gens jouent eux-mêmes aux jeux. Ici, les spectateurs paieront pour voir des pros en action. La soirée du 13 novembre sera donc un ballon d'essai. Le Centre Bell sera dans sa configuration théâtre, avec 6000 places.

Trois jeux, vingt-quatre équipes

En plus de Dota 2 et de CS: GO, il y aura une compétition de Gears of War 4 avec «seulement» 15 000 $ en bourse. Les qualifications auront lieu dans un hôtel montréalais les jours précédents. La grande finale aura lieu au Centre Bell. Stéphanie Harvey et son équipe n'ont pas réussi à se qualifier pour la compétition de Counter-Strike, mais la Québécoise pourrait être présente à l'événement à titre de commentatrice.

Loto-Québec s'intéresse au phénomène

«Les commanditaires représentent la grande source de revenus: Asus, Samsung, Bell, Loto-Québec», énumère Carl-Edwin Michel. La société d'État va même accepter les paris sportifs autour de l'événement. «Une catégorie E-Sports a été créée à Mise-o-jeu lors du DreamHack Montréal, en août dernier, explique une porte-parole de Loto-Québec, Marilaine Bolduc-Jacob. Le sport électronique est encore marginal pour Mise-o-jeu. Nous croyons cependant en la popularité future et au potentiel de cette offre.»

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