Un papyrus révélant le mariage de Jésus serait un faux

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Karen King reconnaît qu'il est plus vraisemblable que ce fragment soit un faux document qu'un vrai.

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Denise Lavoie
Associated Press
Boston

La professeure de l'Université Harvard qui avait créé un grand émoi en disant avoir découvert le fragment d'un papyrus faisant référence à «la femme» de Jésus croit aujourd'hui qu'il s'agit d'un faux.

Karen King, professeure à la Harvard Divinity School, avait présenté le papyrus en 2012, à Rome. On pouvait y lire cet extrait écrit en copte: «Jésus leur a dit: "Ma femme"».

Cette révélation avait provoqué une vaste controverse à l'époque. Plusieurs chercheurs universitaires avaient soulevé des doutes sur l'authenticité du document.

Mme King reconnaît, quatre ans plus tard, qu'il est plus vraisemblable que ce fragment soit un faux document qu'un vrai. Elle a cité un article publié la semaine dernière sur le site de la revue The Atlantic soulevant des questions sur la crédibilité du propriétaire du papyrus, l'homme d'affaires floridien Walter Fritz. La revue est aussi le premier média à révéler les doutes de la professeure.

La revue dit avoir trouvé des incohérences dans la version de M. Fritz sur l'achat du papyrus et du document garantissant l'authenticité du fragment à Mme King.

M. Fritz a joint à un courriel transmis à l'Associated Press, lundi, une lettre qu'il a envoyée à The Atlantic, niant avoir falsifié, inventé ou manipulé le papyrus ou son contenu.

Mark Goodacre, un professeur du département des Sciences religieuses à l'Université Duke, rappelle que le fragment avait été remis en question dans les heures suivant la conférence de Karen King à Rome.

«Quand on montre un document de ce type à des gens qui ont passé leur vie à étudier ce genre de chose, plusieurs d'entre eux peuvent immédiatement dire s'il y a quelque chose de louche», a-t-il dit.

Il a salué le courage de Mme King pour avoir reconnu qu'elle avait été vraisemblablement trompée.

Si celle-ci a concédé qu'elle n'était «pas heureuse» d'avoir été crédule, elle a ajouté qu'elle s'était sentie «étrangement soulagée» après avoir lu l'article du Atlantic.

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