La plus vieille installation humaine canadienne découverte?

Grâce à un sous-marin téléguidé, des chercheurs de... (Photo PC)

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Grâce à un sous-marin téléguidé, des chercheurs de l'université de Victoria ont procédé cet été à un balayage au sonar de 25 kilomètres de fonds marins dans l'archipel Haida Gwaii (autrefois appelé «îles de la Reine-Charlotte»).

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Dene Moore
La Presse Canadienne
VANCOUVER

Des chercheurs croient qu'ils ont peut-être découvert en Colombie-Britannique les vestiges de la plus vieille installation humaine au Canada, datant de près de 14 000 ans. Mais le site archéologique présumé gît sous la mer à des centaines de mètres de profondeur.

Grâce à un sous-marin téléguidé, des chercheurs de l'université de Victoria ont procédé cet été à un balayage au sonar de 25 kilomètres de fonds marins dans l'archipel Haida Gwaii (autrefois appelé «îles de la Reine-Charlotte»).

L'épaisseur des sédiments à cet endroit ne permettrait probablement pas d'apercevoir au fond de la mer des outils de pierre ou des vestiges de feux de camp. Mais les chercheurs ont ramené des images sonars de ce qui pourrait être un ouvrage érigé jadis par les membres de la Première Nation Haïda - et par d'autres civilisations - pour pêcher le saumon. Il s'agit en fait d'un muret de pierres dressé dans l'eau en angle du courant, et destiné à forcer les poissons à emprunter un corridor jusqu'aux pêcheurs.

L'archéologue Quentin Mackie, qui étudie le secteur depuis 15 ans, croit que des Haïdas pouvaient très bien pêcher le saumon à cet endroit dans l'archipel, à une époque où le niveau de la mer était 100 mètres plus bas qu'aujourd'hui.

Grâce à la datation au carbone 14 utilisée sur un autre site dans l'île, les chercheurs peuvent estimer l'âge du barrage présumé à 13 800 années.

Un géologue étudiera attentivement les images ramenées, et tentera de déterminer si ce qui semble être un ouvrage humain n'est pas tout simplement une formation rocheuse naturelle. Les chercheurs retourneront ensuite sur place l'été prochain pour prélever des sédiments des fonds marins, et peut-être y retrouver cette fois des outils de pierre.

«Nous ne sommes pas prêts à certifier que nous avons découvert quelque chose, mais ce que nous avons vu semble être de fabrication humaine», a indiqué prudemment le professeur Mackie.




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