La NASA cherche à régler le casse-tête du «caca spatial»

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À l'avenir, lors de longues missions sur Mars qui pourraient intervenir dans les années 2030, la NASA estime à six jours le temps où les astronautes seront privés de toilettes.

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Agence France-Presse
Miami

Que faire, si vous avez une envie pressante mais que vous êtes en route pour Mars, coincé dans une tenue d'astronaute? La NASA a promis 30 000 dollars à quiconque trouvera une solution à la problématique du «caca spatial».

Les inventeurs ont jusqu'au 20 décembre pour répondre au très sérieux concours de l'Agence spatiale américaine qui doit permettre de trouver une solution main libres et pérenne sur six jours à l'absence de toilettes en mission dans l'espace.

«La vieille solution d'attente reste les couches», assure la NASA dans la description du concours sur son site internet.

«Toutefois, la couche n'est qu'une solution très temporaire et ne fournit pas une option qui dure plus d'un jour en matière de santé et de protection.»

Or, les astronautes doivent régulièrement attendre plus de 24 heures avant de trouver des toilettes. Les trois astronautes qui ont décollé il y a une semaine à bord de la capsule Soyouz ont par exemple dû attendre deux jours avant d'atteindre la station spatiale internationale (ISS). La capsule russe est seulement équipée d'une petite toilette portable, qui s'apparente à une carafe à air propulsé.

À l'avenir, lors de longues missions sur Mars qui pourraient intervenir dans les années 2030, la NASA estime à six jours le temps où les astronautes seront privés de toilettes.

Une fois dans leur volumineuse combinaison, «il est impossible à un astronaute d'avoir accès à son propre corps, même pour se gratter le nez», explique l'agence spatiale.

C'est pourquoi la NASA est prête à donner jusqu'à trois récompenses de 30.000 dollars pour des combinaisons avec un système de gestion des excréments intégré.

Il s'agit, explique l'agence, d'éviter tout risque d'infection ou d'irritation du à un contact prolongé avec la peau. Et également de contrecarrer les effets de la microgravité, qui permettent notamment aux liquides de flotter dans l'air.

La NASA espère tester les inventions les plus prometteuses d'ici un an et les utiliser d'ici trois ans.

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