Histoires de gâteaux de Noël: biscuits d'abondance

Le melomakarona est un macaron à base de semoule,... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Le melomakarona est un macaron à base de semoule, de noix de Grenoble moulues, de zeste et de jus d'orange, trempé dans un sirop de miel.

Photo Martin Chamberland, La Presse

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Petites et grandes histoires des gâteaux du temps des Fêtes d'ici et d'ailleurs...

Un biscuit du soleil. Doré, sucré, avec un délicat parfum d'oranges: voici le melomakarona, que l'on cuisinera par douzaines et douzaines dans les familles grecques d'ici et d'ailleurs pour respecter une tradition de Noël plusieurs fois centenaire.

«J'en ferai au moins 130!, évalue Paraskevi Couloubis. C'est qu'il faut que j'en offre à mon fils - au moins 40 -, à sa belle-famille, aux amis, il faut en avoir sous la main pendant toute la période des Fêtes pour la visite.»

«Il n'y a pas une seule famille qui n'en mange pas à Noël, renchérit Fouli Tsatoumas, chef propriétaire du traiteur Ilios, à Montréal. Certaines en mangent toute l'année, mais toutes en mangent à Noël.» La recette, explique-t-elle, connaît peu de variantes: le melomakarona est un macaron à base de semoule, de noix de Grenoble moulues, de zeste et de jus d'orange, trempé dans un sirop de miel.

«Quand on compare nos fournées, entre amies, on voit des différences : certaines les font plus sucrés, plus épicés, avec une consistance plus moelleuse ou plutôt comme un biscuit, d'autres omettent les noix parce qu'il y a des allergies dans la famille, mais il faut qu'il y ait de la cannelle et du clou de girofle, et cela reste assez traditionnel dans l'ensemble», note Mme Couloubis.

Les biscuits sont généralement préparés une à deux semaines avant Noël - il ne faut pas cuisiner de pâtisseries le 24 décembre, indique Fouli Tsatoumas -, et on les sert en fin de repas avec un café bien tassé et des kourabiedes, un autre type de biscuits traditionnels de la période des Fêtes. Les kourabiedes sont faits avec du beurre - ou parfois avec de l'huile d'olive, comme dans la famille de Mme Tsatoumas qui vient d'une région, Kalamata, productrice d'huile d'olive (on place alors l'huile au congélateur pour la travailler comme du beurre) -, de la poudre d'amandes, de l'eau de fleur de rose et un peu d'ouzo, cet alcool parfumé à l'anis. On les saupoudre généreusement de sucre à glacer. «Ma mère m'a appris à les faire pour mes 18 ans, se rappelle Mme Couloubis. Les recettes se transmettent généralement de mère en fille, mais chez moi, c'était particulier, mon père les faisait aussi puisqu'il était chef cuisinier.» On en trouve abondamment, à Montréal, dans les pâtisseries grecques comme Afroditi, dans des emballages prêts à offrir.

Mais revenons-en aux melomakaronas. «Ils sont un peu difficiles à réussir. Avec le jus d'orange, la pâte est parfois trop humide, ou pas assez. Il faut savoir s'ajuster. Je pense que c'est pour ça que les jeunes se risquent moins à les faire, maintenant, observe Mme Couloubis, qui oeuvre au sein de la Communauté hellénique du Grand Montréal. Et puis, les jeunes familles sont très occupées, avec les enfants et le travail, mais on les voit en acheter dans les pâtisseries, alors c'est bien, la tradition perdure.»

Où en acheter?

Ilios Traiteur: 3922, rue Saint-Denis, Montréal

Afroditi: 756, rue Saint-Roch, Montréal

Picadilly: 542, avenue Ogilvy, Montréal




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