La veste de Noël tricotée toujours populaire

Il n'est pas question que les Christmas Jumpers perdent leur... (PHOTO LEON NEAL, AFP)

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Il n'est pas question que les Christmas Jumpers perdent leur côté kitsch. Cette année, ceux avec des éléments en trois dimensions - un nez de Rudolphe, une barbe de père Noël ou encore des clochettes - sont tout particulièrement recherchés.

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Jessica BERTHEREAU
Agence France-Presse
LONDRES

Les Christmas Jumpers, autrefois encombrantes vestes de Noël tricotées par une aïeule bienveillante, renaissent sous un jour nouveau au Royaume-Uni, devenus branchés et fièrement arborés au moment des fêtes de fin d'année.

Qu'elle semble lointaine l'image ringarde du chandail de Noël, immortalisée par celui porté par l'acteur Colin Firth dans le film Le Journal de Bridget Jones, orné de Rudolphe, le renne au nez rouge, sur fond vert sapin.

«Ce cadeau tricoté, autrefois l'apanage des grands-pères et des présentateurs du [programme pour enfants] Blue Peter, est monté en flèche sur l'échelle du cool cette saison», constate la chaîne britannique de vêtements Debenhams, qui a enregistré un bond de 200 % de ses ventes.

Dans les supermarchés Asda, les ventes ont également décollé par rapport à l'année dernière, avec une hausse de 160 %.

Devant une telle soif de vestes de Noël, le groupe de magasins de vêtements vintage Beyond Retro a décidé d'ouvrir pour la première fois une boutique temporaire consacrée aux Christmas Jumpers, dans le quartier londonien branché de Old Street.

«Ce ne sont plus seulement les hipsters qui en portent, tout le monde s'y met, depuis les employés de bureau jusqu'aux familles», explique Ashley Emerson, responsable du développement chez Beyond Retro.

«Nous allons tous mettre un Christmas Jumper» le jour de Noël, confirme Louisa Tomlenson, mère au foyer de 33 ans, qui vient juste d'en acheter un et dit avoir réussi à convaincre son mari d'en porter un aussi.

«C'est assez cool maintenant de le faire. Il y en a partout, dans beaucoup de boutiques», constate-t-elle.

S'il est toujours possible de trouver des Christmas Jumpers bon marché, 100 % acrylique, il en existe maintenant qui dépassent aisément les 250 euros (environ 360 $), faits de cachemire ou de laine d'alpaga.

Quête de la veste de Noël la plus déjantée

Surfant sur cette tendance, l'ONG britannique Save the Children a lancé depuis 2012 un «Christmas Jumpers Day», fixé au 12 décembre, invitant les porteurs de vestes à donner ou à lever un peu d'argent ce jour-là.

Dans le métro, les bureaux, les Londoniens, prompts à entrer dans «l'esprit de Noël», jouent le jeu, arborant fièrement vestes rouge, crème ou vert, ornés de clochettes, père Noël ou pingouins.

«L'année dernière, nous avons eu la chance de récolter 1,5 million de livres, avec la participation de plus d'un million de personnes. Nous espérons doubler [la mise] cette année», explique Tanya Steele, directrice des financements de Save the Children.

«Les Christmas Jumpers font partie de la psychologie britannique et de Noël depuis des décennies», rappelle-t-elle, soulignant l'entremêlement des facteurs à l'oeuvre dans l'acquisition de leur nouveau statut branché.

Leur côté traditionnel se marie bien avec l'invasion de la mode scandinave, le goût pour le vintage, l'habitude d'organiser des fêtes de Noël avec collègues et amis tout au long du mois de décembre ainsi qu'avec l'humour anglais fait d'une autodérision très calculée.

«Les Anglais sont doués pour être un peu différents et avoir leur propre look ringard ou personnel», admet Louisa Tomlenson.

«C'est kitsch, c'est nunuche mais parce que ce sont les fêtes de fin d'année, les gens sont plus enclins à participer à ce genre de choses, notamment pour les fêtes de bureau et les soirées», souligne Nicky Burgess, une avocate de 31 ans qui a également fait l'acquisition d'un de ces pulls.

Il n'est d'ailleurs pas question que les Christmas Jumpers perdent leur côté kitsch. Cette année, ceux avec des éléments en trois dimensions - un nez de Rudolphe, une barbe de père Noël ou encore des clochettes - sont tout particulièrement recherchés.

«Avant les gens se disaient ''je ne pourrais jamais porter ça'' mais cette année tout le monde vient en disant ''je veux votre pull le plus fou''», s'amuse Ashley Emerson de Beyond Retro, espérant qu'il ne s'agit pas seulement d'un engouement temporaire.

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