«Je ne mange pas de ça»

«Si l'on reçoit et qu'on se soucie de... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse)

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«Si l'on reçoit et qu'on se soucie de ses invités, on prend le temps de s'informer des goûts, des allergies ou des restrictions alimentaires de chacun», affirme Line Lavoie, spécialiste en étiquette.

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La Presse répond pour vous à des questions d'éthique et d'étiquette à l'approche des Fêtes.

La question

La veille de Noël, grand-mère et grand-père recevront toute la famille. Comme chaque année, la dinde, le ragoût de boulettes et la tourtière seront au menu. Mais voilà que les demandes «d'accommodements» affluent. Pourrait-on servir un pâté de lentilles pour la cousine végétarienne? Des plats sans gluten aussi? Et un dessert sans sucre ajouté pour les enfants, évidemment.

Peut-on formuler ce genre de demande sans être impoli?

La réponse de Line Lavoie, spécialiste en étiquette

«Tout d'abord, si l'on reçoit et qu'on se soucie de ses invités, on prend le temps de s'informer des goûts, des allergies ou des restrictions alimentaires de chacun. Par exemple, si on a envie de faire changement du menu de Noël et de servir des sushis, il faut accepter que tout le monde n'aime pas nécessairement ça. Alors avant de planifier le menu, mieux vaut demander aux invités ce qu'ils mangent... et ce qu'ils ne mangent pas», explique la formatrice accréditée de l'École internationale d'étiquette et de protocole.

Ces précautions évitent aux convives la délicate tâche de spécifier qu'une partie du menu ne leur convient pas. Si les hôtes ne prennent pas les devants et qu'ils ne mangent vraiment pas de certains aliments, les invités doivent discuter de ces restrictions au moins une semaine avant l'événement.

Cela dit, par goût, par conviction ou pour des raisons de santé, certains invités savent à l'avance que leurs habitudes alimentaires peuvent donner des maux de tête à leurs hôtes. «Cette personne-là doit tout faire pour ne pas donner de misère à ceux qui la reçoivent. Elle peut même manger avant - oui, ça se fait très bien - et indiquer aux hôtes: "C'est sûrement très bon, et je vous en remercie, mais si vous permettez, je mangerai peu ce soir." Au Québec, il est accepté de laisser de la nourriture dans notre assiette, mais il faut se mettre à la place de la personne qui a cuisiné: si on ne l'avise pas et qu'on ne mange rien, elle va être malheureuse.»

Pour éviter les malaises provoqués par le choix du menu, Line Lavoie suggère aux hôtes de planifier un repas varié... et de placer tous les plats sur la table. Ainsi, les invités choisissent ce qu'ils mettent dans leur assiette, sans craindre de froisser la personne qui a passé de longues heures aux fourneaux.




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