Noël à toutes les sauces

À l'approche des Fêtes, Pringles lance des croustilles au parfum de... chocolat... (Photos: La Presse et fournie par Pringles)

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À l'approche des Fêtes, Pringles lance des croustilles au parfum de... chocolat blanc à la menthe. L'emballage est orné de cannes de Noël, ce qui devrait vous éviter d'en acheter par inadvertance durant un séjour aux États-Unis.

Ces croustilles de Noël ne sont pas offertes au Québec, où les consommateurs peuvent se rabattre sur les céréales Rice Krispies des Fêtes, avec grains de riz colorés en vert et rouge.

Les Québécois dépenseront cette année 2,34 milliards de dollars pendant la période des Fêtes, en hausse de 1,7% par rapport à l'an dernier, selon le Conseil québécois du commerce de détail. L'alimentation accaparera 40% de cette somme - soit 936 millions, ou 270$ par ménage -, le reste étant consacré aux cadeaux.

«Noël ne se vit pas au resto, mais à la maison, en famille ou entre amis, observe JoAnne Labrecque, professeure de marketing à HEC Montréal. On cuisine, on reçoit, le budget est plus grand. C'est une période importante pour le secteur alimentaire.» Marie-Claude Bacon, porte-parole de Metro, le confirme: «Nos ventes sont effectivement à la hausse durant cette période.»

Pour avoir leur part du gâteau (aux fruits), les fabricants rivalisent d'audace. Lors du dernier Grand Prix canadien des produits nouveaux, la chaîne Metro a été récompensée pour sa crème glacée au panettone, vendue seulement pendant les Fêtes.

Fol engouement pour le parfum «canne de Noël»

Le Choix du président propose plutôt une étonnante crème glacée à la canne de bonbon, un parfum dont la popularité doit faire rougir d'envie la poule qui donne le lait du même nom. Café, gâteau au fromage, amandes, biscuits Oreo: tout cela se trouve au parfum de canne de Noël dans une épicerie près de chez vous.

«Chaque fois que nous introduisons sur le marché un nouveau produit à la canne en sucre, nous avons du succès», explique Hugues Mousseau, directeur principal des affaires et des communications de Loblaws.

Les produits à la canne de Noël «vont chercher le côté enfantin, autant chez l'adulte que chez l'enfant», analyse Mme Labrecque. «L'Amérique du Nord a soif et faim de fantaisie, poursuit Frédéric Blaise, président d'Enzyme, une agence de marketing spécialisée dans l'agroalimentaire. Avec la canne en bonbon, on assiste à un retour vers le passé, à une stratégie nostalgique. On revient à l'univers du parc Belmont.»

En présentant un produit offert «pour un temps limité», les fabricants veulent susciter l'achat impulsif. «On essaie de récupérer au maximum la féerie des Fêtes et de la relier à un produit alimentaire, pour avoir une charge émotive forte», indique M. Blaise.

Divertir famille et amis

Autre tendance: le choc des saveurs, avec une crème glacée au caramel salé (vendue chez Loblaws-Provigo) ou un macaron poivron-framboise (à la boutique Point G). «Durant les festivités, on est passé de la tradition à l'envie de découvertes», souligne Mme Labrecque. La boulangerie Première Moisson offre une bûche dont la génoise est garnie de... saumon frais et de saumon fumé. «Ça a un succès assez étonnant», remarque la professeure de marketing.

«Le food entertainment, ou divertissement alimentaire, a toujours la cote, fait valoir M. Blaise. C'est une stratégie de l'industrie agroalimentaire pour garder une relation dynamique avec le consommateur. Il faut lui présenter un produit qui lui fera dire: Je peux rapporter ça à la maison pour créer un moment hors de l'ordinaire.»

Si vous voulez égayer la compagnie, difficile de trouver mieux que le gâteau en forme de dinde de Baskin Robbins. «Nous le vendons depuis trois ans et il est assez populaire», indique Michelle King, porte-parole de l'entreprise, qui compte 7000 magasins dans 50 pays. Nouveauté cette année, parfaite pour les Noëls intimes: un gâteau individuel en forme de cuisse de dinde.

«L'industrie se sent obligée de provoquer une réaction chez le consommateur, note M. Blaise. Dire simplement que c'est bon ne suffit plus.»

***

Trois aliments offerts pour les Fêtes

1) Pringles au chocolat blanc à la menthe et à la cannelle sucrée, deux parfums offerts «pour un temps limité», aux États-Unis

Ces produits ho-ho-hodacieux suscitent de nombreux commentaires, ce qui est probablement l'effet recherché. «C'est le truc le plus bizarre que j'aie mangé depuis longtemps», lance un dénommé Junk Food Guy sur le blogue So Good.

2) Gâteau à la crème glacée en forme de dinde de Baskin Robbins

La Presse en a commandé un à Montréal, pour 30,95$. On choisit le parfum de la crème glacée qui se trouve sous le glaçage au caramel et on prévoit deux jours pour la confection du gâteau. Le produit fini ressemble à... une dinde en plastique. Rigolo, faute d'être appétissant.

3) Café au lait au caramel brûlé de Starbucks

Alors que le reste du Canada plébiscite le café au lait à la menthe poivrée pendant le temps des Fêtes, les Québécois préfèrent le parfum caramel brûlé, indique Aubert Prévost, directeur régional des opérations de Starbucks pour le Québec. «Il représente 40% des ventes de nos boissons des Fêtes», dit-il.

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