Au Salon du design de Milan, luxe, calme et matelas «connectés»

Une fois passées les grilles d'entrée du Salon... (Photo Antonio Calanni, AP)

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Une fois passées les grilles d'entrée du Salon du design de Milan, le confort est roi: lumières tamisées et fauteuils s'offrent au visiteur fourbu d'avoir parcouru les plus de 200 000 mètres carrés d'exposition.

Photo Antonio Calanni, AP

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Amélie HERENSTEIN
Agence France-Presse
MILAN

Palper un matelas connecté dernier cri, méditer sur les bienfaits de la promenade au bureau ou acheter un lot de fauteuils ou de bibelots plus ou moins conceptuels, c'est ce que propose cette semaine à ses visiteurs la «Mecque du design» à Milan.

La 54e édition de ce qui s'appelle formellement le Salon du Meuble réunit jusqu'à dimanche quelque 2100 exposants et espère attirer 350 000 visiteurs. Elle se déroule alors que Milan est en pleine ébullition à la veille de l'inauguration de l'Exposition universelle le 1er mai, et en constitue en quelque sorte «l'apéritif», selon le maire de Milan, Giuliano Pisapia.

Pour l'heure, pour les amoureux du design, sa proximité est surtout synonyme de problèmes accrus de circulation en raison du retard pris par l'immense chantier, situé tout près du Salon, et par les préparatifs en cours en ville.

Mais l'atmosphère est plutôt à l'optimisme. Le Salon cette année bénéficie d'une bien meilleure conjoncture que les éditions précédentes grâce à l'embellie économique en Italie et à la dépréciation de l'euro face au dollar, qui favorise les exportations vers les États-Unis et permet de contenir les dégâts laissés par l'effondrement du marché russe.

Une fois passées les grilles d'entrée du Salon, le confort est roi. Les lumières sont tamisées et des milliers de fauteuils, chaises et sofas s'offrent partout pour délasser les jambes du visiteur fourbu d'avoir parcouru les plus de 200 000 mètres carrés d'exposition.

Professionnels et acheteurs, à qui le Salon est réservé pour ses premiers jours d'ouverture, tâtent, photographient et commentent dans toutes les langues les objets exposés avant de s'enfoncer avec délice dans un canapé pour discuter boutique avec le vendeur du stand.

Nadège Frien, une jeune architecte française qui s'apprête à ouvrir une boutique de design à Toulon, ne regrette pas sa première visite à Milan, malgré un accueil parfois un peu «hautain». «J'ai acheté plein de choses, du mobilier, des tables, des luminaires...», dit-elle.

Ses terrains de chasse de prédilection sont «les pavillons 16 et 20, les plus 'hype'», car consacrés exclusivement au design. Le pavillon Satellite, dédié aux jeunes talents, a lui aussi accroché son oeil: «C'est très intéressant, c'est là que (le créateur français) Philippe Starck a commencé !» Le salon italien reste la référence numéro un devant ses concurrents de Cologne et Paris, estime-t-elle.

«Dormir est le plus grand plaisir de la vie»

Une autre aile du salon, baptisée Workplace 3.0 est dédiée à la vie de bureau: l'architecte italien Michele de Lucchi y a dressé un vaste espace surmonté d'une longue passerelle circulaire de bois, «la passeggiata» (la promenade). La marche, comme en usaient jadis les philosophes grecs, les pèlerins ou l'écrivain Jack Kerouac, déclenche l'étincelle de la créativité, soutient-il.

«L'idée traditionnelle du travail de bureau se désintègre à cause de notre mobilité accrue, des technologies personnalisées et de l'attention croissante à notre bien-être. Cette situation exige de revoir comment et où le travail de bureau est effectué», explique-t-il.

Quête du confort toujours chez le fabricant italien de matelas Magniflex où des affiches proclament que «dormir est le plus grand des plaisirs de la vie».

Ce groupe familial toscan tout juste cinquantenaire se veut aussi innovateur: outre les classiques sommiers haut de gamme de sa spécialité, il a conçu et commercialise désormais un «coach du repos», c'est-à-dire un matelas connecté qui collecte différentes données auprès du dormeur (mouvements, pouls, rythme respiratoire, etc.) et les analyse afin d'améliorer la qualité du sommeil.

Le «matelas intelligent», qui selon ses concepteurs serait le premier de ce type au monde, dialogue avec le smartphone du dormeur grâce à une application spécialisée. Il permet aussi de s'assurer à des milliers de kilomètres de distance que son enfant est bien dans les bras de Morphée, explique un vendeur du stand, Cesare Ruggerio. Seul inconvénient: à plus de 10 000 $ pour un lit deux places, le sommeil intelligent n'est pas forcément à portée de tous.

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