Changer de cadre avec Les Redoreuses

Sophie Arshoun et Laurence Clément transforment de vieux... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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Sophie Arshoun et Laurence Clément transforment de vieux matériaux en objets décoratifs et utilitaires.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

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(Montréal) C'est l'histoire de deux filles avec des passions communes et complémentaires, qui ont uni forces et talents pour créer une petite entreprise très, très chouette. En plus d'être investies d'une mission écologique, Les Redoreuses proposent une jolie solution de rechange aux objets normalement plus utilitaires que décoratifs.

Bien qu'elles aient été parmi les coqueluches de Puces Pop en septembre 2011, les créations de Laurence Clément et Sophie Arshoun nous ont vraiment sauté aux yeux au Smart Design Mart, en décembre. Difficile de dire lequel nous plaisait le plus entre le massif cadre noir avec tissus fleuris, la délicate toile de Jouy dans un écrin d'or, ou le cadre de fenêtre vertical qui permet d'accrocher ses boucles d'oreilles tout en se mirant.

Une idée puis un concept

Comme beaucoup de success-stories, Les Redoreuses sont nées de manière toute naturelle et intuitive. Ce fut d'abord un projet personnel. Sophie, qui a hérité des talents de bricoleur de son papa, cherchait une manière originale d'«organiser» ses bijoux. Laurence, qui descend d'une longue ligné de chineuses, l'a imitée. Elles ont ensuite reçu de nombreuses commandes d'amies, pour finalement réaliser qu'elles avaient, mine de rien, un petit concept en or entre les mains.

Afin de répondre à la demande, elles se sont mises à «faire les rues», à dévaliser les écocentres, à fouiner dans les marchés aux puces et à jouer du coude dans les bric-à-brac. De plus en plus, les parents, amis et connaissances ont commencé à penser à elles lorsqu'ils tombaient sur des trésors oubliés dans des sous-sols poussiéreux ou au fin fond d'un rang de campagne. Récemment, on les a même presque payées pour qu'elles remplissent leur pick-up de bois de grange.

Des projets plein la tête

Le tandem aimerait bien, dans un avenir rapproché, réaliser des projets de design de boutiques et de restaurants, par exemple. Déjà, Les Redoreuses ont participé à l'enjolivement des boutiques LMCA (1556, avenue du Mont-Royal E.), Fracas sur la table (90, avenue Laurier O.) et atelier b. (5758, boulevard Saint-Laurent).

De nombreuses idées bouillonnent dans leurs jolies têtes pensantes. Très engagées dans le milieu du design montréalais - «On est rendues à presque tout acheter localement», déclare Sophie -, elles aimeraient bien créer des collections d'objets faits en collaboration avec des designers de textiles de chez nous, comme les membres du Collectif textile.

Avec un sens aigu de la communauté et du bon voisinage, elles organisent à l'occasion des «foires de garage», où elles invitent des collègues et amis à vendre leurs créations, tout en vidant leur «grenier». Ça se passe dans le garage attenant à leur atelier du Mile-Ex. La clientèle est constituée d'un mélange de chasseurs d'aubaines du quartier et d'amateurs de design qui débarquent d'un peu partout. Du neuf et du vieux, du vieux qui redevient du neuf, du neuf qui vieillira... voilà qui résume bien l'approche des Redoreuses.

Info: redoreuses.ca

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