Vivantes natures mortes

Les fleurs utilisées par Catherine Arsenault sont celles... (Photo fournie par Catherine Arsenault)

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Les fleurs utilisées par Catherine Arsenault sont celles qu'elle cultive patiemment dans son jardin.

Photo fournie par Catherine Arsenault

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De loin, on dirait des toiles de Rembrandt ou de Vermeer, en raison de la lumière, des volumes, du fond noir, en raison aussi de ce souci du détail. Ni herbiers, ni tableaux, ni photos, ni bouquets, ou tout cela à la fois, le travail de Catherine Arsenault surprend, attire l'oeil, retient le regard.

Ces grands tableaux où des fleurs expirent doucement dans des vases sont la conjugaison des passions de Catherine Arsenault : jardinage, photo, collage d'art (pas nécessairement dans l'ordre). Les fleurs sont celles qu'elle cultive patiemment dans son jardin. Elle les coupe et les dispose en bouquets, qu'elle laisse faner pour ensuite les photographier (c'est son métier) avec un soin infini. Puis, avec du fil noir, elle coud sur la photo, à petits points brefs et nets, d'autres fleurs, séchées celles-là, qui s'ajoutent au premier bouquet, lui donnent une troisième dimension, une luminosité et une poésie supplémentaires.

La couture est pour elle une façon de rendre hommage au travail des femmes - celui qui, aussi discret que ce fil noir, se fait dans l'ombre, souvent à l'insu de tous. C'est dans cet esprit également que chaque tableau porte le nom d'une femme qui a marqué sa vie.

Il a fallu à Catherine Arsenault cinq ans d'un patient travail de recherche, d'essais et d'erreurs pour parvenir à ces 11 natures mortes étonnamment vivantes. Déjà, six ont été vendues au cours d'une expo éclair de deux jours au studio de son amoureux et associé, le photographe Jean-François Bérubé. Trois oeuvres restent exposées à la galerie Occurrence, à Montréal, jusqu'au 13 mai, et d'autres sont à des stades divers de production à Rimouski, ville d'origine du couple, qui a décidé de s'y réinstaller il y a deux ans.

Catherine, qui a travaillé à la gestion du studio de son amoureux pendant 10 ans, renoue ainsi autant avec la pratique de l'art qu'avec sa région natale. Elle nourrit le projet d'un nouveau cycle de création, toujours avec des fleurs et toujours en hommage au travail féminin. C'est tout ce qu'elle consent à révéler pour l'instant. Il faudra attendre l'éclosion, comme elle-même attend celle de ses fleurs.

La patience est une vertu.




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