Un Américain libéré en janvier par Téhéran poursuit l'Iran en justice

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L'ancien soldat était en visite chez des proches à Téhéran en août 2011 au moment de son arrestation.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

L'un des quatre prisonniers américains libérés par Téhéran quelques mois après l'accord sur le nucléaire iranien poursuit l'Iran devant la justice américaine pour mauvais traitements, selon un document judiciaire.

Amir Hekmati, ancien soldat des Marines détenteur de la double nationalité américano-iranienne, avait été libéré le 16 janvier par Téhéran après quatre ans et demi de détention, avec trois autres prisonniers dont le correspondant du Washington Post Jason Rezaian.

Les États-Unis avaient en échange gracié sept prisonniers iraniens et abandonné les charges pesant sur 14 autres.

La libération était intervenue quelques heures avant que les grandes puissances ne scellent avec Téhéran la mise en oeuvre d'un accord conclu en juillet sur le programme nucléaire iranien.

Dans la procédure judiciaire intentée lundi à Washington, Amir Hekmati réclame réparation pour «les mauvais traitements prolongés et continus» qu'il a subis pendant sa détention.

Le Marine de 32 ans a notamment été «fouetté sur la plante des pieds, frappé avec une matraque électrique dans la région des reins, forcé de rester dans des positions éprouvantes pendant des heures et frappé avec des bâtons», selon le document.

L'ancien soldat était en visite chez des proches à Téhéran en août 2011 au moment de son arrestation. Il avait ensuite été contraint d'avouer qu'il était un espion de la CIA puis condamné à mort, avant que la peine ne soit réduite à 10 ans de prison.

Il estime également avoir été victime d'autres mauvais traitement comme le maintien de la lumière pendant la nuit, ou l'absorption forcée de lithium pour provoquer une alternance d'accoutumance et de période de manque.

Le traitement d'Amir Hekmati par la puissance chiite «était totalement méprisable», a affirmé dans un communiqué son avocat, Scott Gilbert, en dénonçant les «accusations bidon» de la justice iranienne.

Amir Hekmati avait servi dans les Marines de 2001 à 2005, en tant que soldat d'infanterie et traducteur.

Son avocat estime que le comportement de la République islamique ne rentre pas dans le cadre de l'impunité des États prévue par la loi américaine FSIA et que le pays peut donc être poursuivi par la justice américaine.

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