La Suède s'intéresse au parrainage privé de réfugiés

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Le gouverneur général du Canada David Johnston et le premier ministre de la Suéde Stefan Löfven lors d'une conférence de presse à Stockholm.

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Jordan Press
La Presse Canadienne
Ottawa

Des responsables suédois ont démontré de l'intérêt envers le programme canadien de parrainage privé de réfugiés, alors que le gouvernement de ce pays scandinave fait face à des défis considérables en matière d'immigration, a indiqué le gouverneur général du Canada.

L'idée de mobiliser des groupes privés pour parrainer des réfugiés et les aider sur le plan financier une fois que ceux-ci arrivent au Canada est un concept étranger à plusieurs pays, y compris la Suède, a souligné David Johnston.

Des responsables suédois se sont montrés intéressés par l'approche canadienne en vue de mieux répondre à l'afflux de réfugiés et d'encadrer leur intégration dans leur pays d'accueil, a-t-il soutenu dans une entrevue téléphonique accordée à La Presse Canadienne mercredi, alors qu'il se trouvait dans la ville suédoise de Malmö.

Le pays scandinave a vu ses politiques en matière d'immigration vilipendées au cours des derniers jours par une salve du président américain Donald Trump.

En date de janvier, plus du tiers des réfugiés syriens accueillis au Canada avaient été reçus en vertu du Programme de parrainage privé de réfugiés.

Du côté de la Suède, le gouvernement a promulgué des règles plus strictes en termes de contrôles frontaliers, de même que d'autres mesures visant à freiner l'afflux de demandeurs d'asile qui tentent d'entrer sur son territoire. Le nombre de demandes a bondi en 2015, pour atteindre un sommet d'environ 162 000 personnes.

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Un policier escorte des migrants dans une station de train près de Malmö.

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Un grand défi pour la Suède

Le gouverneur général du Canada a affirmé mercredi que certains Suédois ressentent un malaise face au grand nombre de migrants qui se massent aux frontières de leur pays.

M. Johnston dirige cette semaine une délégation canadienne dont la visite en Suède a un objectif tout autre que de faire la promotion de l'approche canadienne en matière de parrainage de réfugiés. Le séjour vise à mettre de l'avant les entreprises «innovantes, inclusives et vertes».

M. Johnston a tenu à préciser que les Suédois, bien qu'ils aient certaines inquiétudes face à l'arrivée massive de demandeurs d'asile, reconnaissent que leur pays doit accepter ces derniers puisqu'ils sont désespérés et n'ont nulle part où aller.

«Et ça, c'est vraiment l'approche suédoise. Ils font tout ce qu'ils peuvent. C'est un immense défi», a dit M. Johnston.

La Suède s'est retrouvée sur la défensive cette semaine, après que Donald Trump eut cité ce pays en exemple en parlant des problèmes observés dans le monde relativement à l'immigration et aux réfugiés. Le doute sur la véracité des propos du président américain concernant une prétendue catastrophe en Suède a suscité un débat.

Le premier ministre suédois Stefan Lofven a reconnu, lundi, que son gouvernement était confronté à des défis en matière d'immigration, mais a laissé entendre que M. Trump avait exagéré l'étendue du problème.

«De façon générale, je pense que les (idées) qui tendent à dire "Ceci a été bon pour le Canada, ce sera bon et c'est la façon de jouer un rôle en tant qu'institution humanitaire du monde (...)" vont prévaloir», a estimé de son côté M. Johnston.

La délégation menée par le gouverneur général en Suède est composée notamment de la ministre des Sciences Kirsty Duncan, du chef du Nouveau parti démocratique (NPD) Thomas Mulcair et de l'ancien joueur de la Ligue nationale de hockey Daniel Alfredsson.




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