Ebola: les pays occidentaux maltraitent les «héros» de la lutte

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a révisé... (Photo SUSANA VERA, Archives Reuters)

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a révisé vendredi son dernier bilan de l'épidémie d'Ebola avec un total de 13 567 cas et 4951 décès, essentiellement au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone.

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L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
FREETOWN

Une grande organisation caricative britannique a vertement critiqué dimanche les pays occidentaux qui placent en quarantaine les personnels médicaux «héroïques» revenant des pays d'Afrique de l'Ouest frappés par Ebola ou qui refusent des visas aux ressortissants de ces pays.

En visite en Sierra Leone, le directeur général de Save the Children, Justin Forsyth, a dénoncé la fermeture des frontières aux ressortissants des pays africains touchés par l'épidémie de fièvre hémorragique, instaurée par l'Australie et le Canada, mais aussi les mesures de quarantaine imposées par certains États américains au personnel soignant ayant traité les malades.

«Il est très important que les infirmières et médecins étrangers puissent se rendre facilement en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée, mais aussi qu'ils puissent rentrer se reposer dans leur pays sans la menace d'une mise en quarantaine», a-t-il déclaré.

Le récent placement en quarantaine dans le New Jersey et le Maine (nord-est) d'une infirmière revenue de Sierra Leone et qui ne présentait aucun symptôme a créé une vive polémique aux États-Unis. Mercredi, la Californie (ouest) a imposé à son tour une quarantaine de 21 jours à toute personne ayant été en contact avec des malades d'Ebola.

De leur côté, l'Australie et le Canada ont pris la décision exceptionnelle de fermer leurs frontières pour tenter de rester à l'écart du virus, en suspendant la délivrance de visas aux ressortissants des pays touchés par l'épidémie.

«Je trouve totalement anormal ce que certains gouverneurs ont décidé aux États-Unis et ce que le Canada et l'Australie ont fait», a dit M. Forsyth à l'AFP dans la capitale sierra-léonaise, Freetown. «Nous devrions faciliter les allers et venues du personnel médical (car) ce sont des héros».

La Sierra Leone est l'un des pays les plus touchés, avec au moins 1510 morts.

Venu évaluer la situation, M. Forsyth a estimé que l'épidémie n'était pas encore sous contrôle, mais que des progrès avaient été faits, avec en particulier une généralisation des inhumations dans un délai de 24 heures, ce qui limite la contagion.

Le gouvernement britannique a mis en place un plan d'aide à la Sierra Leone qui prévoit l'envoi de plusieurs centaines de militaires dans son ancienne colonie.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a révisé vendredi son dernier bilan de l'épidémie d'Ebola avec un total de 13 567 cas et 4951 décès, essentiellement au Liberia, en Guinée et en Sierra Leone.

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