L'ambassadrice américaine à l'ONU en Afrique

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L'ambassadrice américaine aux Nations unies, Samantha Power, se désinfecte les mains dans une clinique de l'ONU en Guinée, où elle est arrivée dimanche.

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Virus Ebola

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Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Mouctar BAH
Agence France-Presse
Conakry

L'ambassadrice américaine à l'ONU a entamé dimanche une tournée des pays d'Afrique de l'Ouest touchés par Ebola afin d'appeler à une solidarité internationale accrue, au moment où le Mali espère enrayer toute contamination à partir de son premier cas.

«Je dirais que nous avons besoin de prières et de médicaments, de solidarité et d'argent», a déclaré l'ambassadrice, Samantha Power, après une rencontre avec des dirigeants religieux et des survivants d'Ebola à la mosquée Fayçal de Conakry, la capitale guinéenne.

C'est de Guinée qu'est partie fin 2013 l'épidémie qui a déjà fait près de 5000 morts, essentiellement dans la région.

Après la Guinée, Mme Power se rendra dans les deux autres pays les plus touchés, Sierra Leone et Liberia, puis au Ghana, où est basée la Mission des Nations unies pour coordonner la lutte contre Ebola, et à Bruxelles, siège de l'Union européenne, pour «attirer l'attention sur le besoin d'un soutien international accru», selon la mission américaine à l'ONU.

«La mobilisation internationale contre Ebola doit être portée à une tout autre échelle», a-t-elle déclaré à la chaîne américaine NBC avant son départ, reprochant à de nombreux pays à l'ONU d'applaudir les efforts des États-Unis et d'autres «sans prendre eux-mêmes la responsabilité d'envoyer des médecins, des lits, ou l'argent nécessaire».

Au Mali, le dernier pays affecté, la vigilance est de mise après la mort, vendredi à Kayes (ouest), du premier malade identifié dans le pays, une fillette de deux ans de retour de Guinée. Plus de 50 personnes ont été placées en quarantaine, dont une dizaine dans la capitale Bamako, par laquelle elle a transité lors d'un long périple en car.

Les 43 personnes placées sous surveillance médicale à Kayes «ne manifestent pour le moment pas de signe de la maladie», a déclaré à l'AFP sur place le Dr Lamine Diarra, conseiller du ministre de la Santé Ousmane Koné.

La fillette étant préalablement restée environ trois heures à Bamako, une dizaine d'autres personnes étaient toujours sous surveillance dans la capitale malienne, a-t-il indiqué.

D'importants lots de matériel pour lutter contre la propagation sont arrivés dimanche à Kayes, a constaté le correspondant de l'AFP.

En Côte d'Ivoire, limitrophe de la Guinée et du Liberia, mais parvenue jusqu'à présent à échapper à la contamination, un aide-soignant guinéen potentiellement contaminé qui serait entré clandestinement dans le pays était toujours activement recherché.

Vif débat aux États-Unis 

L'épidémie, la plus grave de l'histoire de cette fièvre hémorragique identifiée en 1976, a fait près de 5000 morts pour plus de 10 000 cas recensés, et touché huit pays, dont deux hors d'Afrique: l'Espagne et les États-Unis.

Aux États-Unis, la décision de trois États américains - celui de New York, le New Jersey voisin et, depuis dimanche, l'Illinois - d'imposer d'office des quarantaines aux personnes revenant d'Afrique après avoir soigné des malades d'Ebola provoquait un vif débat.

Avant son départ pour l'Afrique de l'Ouest, Mme Power a déploré l'application de ces mesures prises à la suite d'un premier cas à New York, un médecin de retour d'une mission en Guinée.

«Nous ne pouvons pas prendre des mesures ici qui vont affecter notre capacité à couvrir la zone» touchée par Ebola en personnels de santé, a-t-elle déclaré.

«Le meilleur moyen de nous protéger est de mettre fin à l'épidémie en Afrique, et le meilleur moyen de combattre la maladie là-bas est d'envoyer un maximum de personnels de santé sur place pour aider à soigner les malades», a déclaré le directeur de l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), le Dr Anthony Fauci.

Mais «quand ils reviennent ils doivent être traités d'une manière qui ne les décourage pas d'aller là-bas», a-t-il ajouté.

Une infirmière de retour d'une mission en Sierra Leone a dénoncé les conditions de son placement d'office en quarantaine, racontant avoir été «interrogée comme une criminelle» à  l'aéroport de Newark, dans le New Jersey.

Mais le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, a assumé sa décision: il estime «protéger la santé des gens dans le New Jersey» et, d'après lui, les volontaires «comprennent aussi qu'il est dans leur intérêt et dans l'intérêt de la santé publique d'avoir une quarantaine de 21 jours».

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