La ministre des Transports du Liberia en quarantaine

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Le Liberia, le pays le plus touché, dispose de six centres de traitement d'Ebola sur 28 prévus.

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Virus Ebola

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Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
MONROVIA

La ministre des Transports du Liberia, Angela Cassell-Bush, a annoncé jeudi s'être mise volontairement en quarantaine à la suite du décès de son chauffeur personnel, du virus Ebola.

Par ailleurs, la présidence libérienne a fait état de la promesse de l'Allemagne de prendre en charge un centre de traitement d'Ebola en cours de construction par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Paynesville, une banlieue de l'est de Monrovia.

La décision a été annoncée par le coordinateur allemand pour l'Ebola, Walter Johannes Lindner, reçu mercredi par la présidente Ellen Johnson Sirleaf, selon un communiqué du cabinet de Mme Sirleaf.

M. Lindner a assuré que son pays allait aider le Liberia, notamment à reconstruire son système de santé. Il a aussi indiqué que plus de 3000 personnes en Allemagne s'étaient portées volontaires pour lutter contre l'Ebola au Liberia, précisant que 325 (250 militaires et 75 de la Croix-Rouge allemande) pourraient être opérationnelles en cas de déploiement.

«Je me suis mise en quarantaine parce que mon chauffeur me conduisait encore quand il est tombé malade. Bien que je n'aie pas eu de contact direct avec lui, je le fais par précaution», a déclaré la ministre dans un communiqué diffusé jeudi à Monrovia.

«Je resterai à l'écart pendant 21 jours comme le recommandent les règlements médicaux sur ce virus», a précisé Mme Cassell-Bush, qui a pris ses fonctions en août.

Au même moment, la plus haute responsable médicale du pays, Bernice Dahn, placée en quarantaine pour 21 jours (durée maximale d'incubation du virus) après le décès de son adjoint, mort d'Ebola le 25 septembre, a indiqué à l'AFP avoir repris le travail depuis lundi, se disant «en pleine forme».

Manque de lits et de laboratoires

En Sierra Leone voisine, le responsable gouvernemental pour l'est du pays, Maya Kaikai, a souligné que les survivants d'Ebola représentaient «un rouage important pour vaincre le fléau», à l'ouverture d'une conférence réunissant 35 rescapés à Kenema, principale ville de la région.

La veille, recevant l'administrateur de l'Agence américaine pour le développement international (USAID) Rajiv Shah et le ministre norvégien des Affaires étrangères Boerge Brende, le président Ernest Bai Koroma a demandé de l'aide pour augmenter la capacité d'analyses afin d'identifier plus rapidement les personnes contaminées par le virus.

«Nous avons besoin d'augmenter notre capacité de laboratoires pour qu'ils puissent traiter 500 à 600 échantillons par jour, et cela doit être fait plus vite», a déclaré M. Koroma, cité dans un communiqué de la présidence sierra-léonaise.

Le responsable de l'USAID s'est ensuite rendu à Conakry, où il a informé le chef de l'État Alpha Condé de la volonté des États-Unis de «construire un centre de diagnostic et de traitement d'Ebola en Guinée», selon un communiqué de la présidence guinéenne jeudi.

Le Liberia, le pays le plus touché, dispose de six centres de traitement d'Ebola sur 28 prévus, soit une capacité de 620 lits sur 2930 (21 %) nécessaires, avec les personnels de santé requis pour seulement 16 de ces 28 centres, d'après l'OMS.

Viennent ensuite la Sierra Leone, avec 346 lits sur 1198 (29 %) et la Guinée, sensiblement mieux lotie, avec 160 lits pour des besoins estimés à 260, soit 60 %.

Le chef de la Mission des Nations unies pour coordonner la lutte contre Ebola (UNMEER), Anthony Banbury, a réclamé mardi 2700 lits supplémentaires en décembre par rapport aux 4300 prévus à cette date, afin de faire face à l'accélération de la propagation prévue par l'OMS.

Les laboratoires en place actuellement permettent d'analyser 470 échantillons par jour au Liberia, 300 par jour en Sierra Leone et 200 par jour en Guinée, selon l'OMS.

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