Désaccord sur le gaz: l'UE veut réunir les ministres russe et ukrainien

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Le groupe russe Gazprom a annoncé jeudi dernier avoir commencé à fournir directement du gaz aux territoires tenus par les rebelles, qui n'étaient plus approvisionnés par la compagnie nationale Naftogaz, relançant la dispute gazière entre Kiev et Moscou.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
BRUXELLES

La Commission européenne veut réunir «très très rapidement» les ministres russe et ukrainien de l'Énergie pour aplanir leurs divergences sur la livraison de gaz aux séparatistes prorusses par Gazprom, a-t-elle annoncé mercredi.

«Nous essayons d'organiser une réunion trilatérale très très rapidement» avec «les ministres de l'Énergie ukrainien et russe et la Commission européenne», a indiqué son vice-président responsable de l'Union de l'Énergie, Maros Sefkovic. Il a indiqué être en contact téléphonique «quasi permanent» avec ces interlocuteurs depuis quelques jours.

«Nous cherchons une date. Je pense que cette question demande des actions immédiates», a-t-il ajouté lors d'un point de presse.

«À ce stade, nous avons des informations contradictoires des deux parties sur les approvisionnements en gaz de Donetsk et Lougansk», les deux villes tenues par les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, a-t-il souligné. Des observateurs de l'UE se trouvent actuellement «dans un centre de distribution» de Kiev pour étudier les flux gaziers en provenance de Russie, a-t-il précisé.

Le groupe russe Gazprom a annoncé jeudi dernier avoir commencé à fournir directement du gaz aux territoires tenus par les rebelles, qui n'étaient plus approvisionnés par la compagnie nationale Naftogaz, relançant la dispute gazière entre Kiev et Moscou.

«Naftogaz ne paiera pas, car nous n'avons aucune possibilité de contrôler combien de gaz sera envoyé vers ces territoires ni quelle sera son utilisation», a réagi son PDG Andreï Kobolev.

Le lendemain, le premier ministre russe Dmitri Medvedev répliquait que Kiev «doit payer le gaz russe». Le PDG de Gazprom Alexeï Miller a lui prévenu mardi que faute de nouveau paiement de Kiev, les livraisons vers l'Ukraine allaient cesser dans les deux jours.

«Cela crée de sérieux risques pour le transit de gaz vers l'Europe», a-t-il commenté alors que près de 15% du gaz importé sur le continent européen transite par l'Ukraine.

Grâce à une médiation de la Commission, Moscou et Kiev ont trouvé en octobre un accord prévoyant que l'Ukraine paie à l'avance les factures pour les volumes demandés. Cet accord, connu comme le paquet hiver et qui sécurise l'acheminement  des achats européens, arrive à échéance fin mars.

«J'ai proposé ce matin (aux ministres) de traiter séparément la question de l'approvisionnement des territoires de Donetsk et Lougansk et la question du coût», pour que «le paquet hiver ne soit pas affecté» et ainsi garantir que «le transit de gaz vers l'UE continuera de fonctionner comme avant», a expliqué M. Sefkovic.

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