Vladimir Poutine sermonne le Canada

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Le président Poutine a laissé entendre que le Canada était trop éloigné de la région pour justifier son intrusion dans ce dossier et a affirmé que la Russie agissait dans les limites du droit international.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

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La Presse Canadienne
SAINT-PÉTERSBOURG

Le président russe Vladimir Poutine affirme qu'il comprend les préoccupations du Canada quant à la souveraineté de l'Arctique, mais que la position canadienne sur l'implication de la Russie dans la crise en Ukraine est beaucoup plus difficile à accepter.

M. Poutine a suggéré que la distance entre le Canada et l'Ukraine signifie qu'Ottawa a peu de raisons de s'ingérer dans le conflit, ajoutant que la Russie avait agi en respectant le droit international lorsqu'elle a annexé la Crimée en mars. «Regardez où se trouve le Canada, et regardez où la Russie et l'Ukraine sont situés», a-t-il dit. «Ni le Canada ni les États-Unis n'ont la même ampleur d'intérêts en Ukraine qu'en a la Russie.»

L'homme fort du Kremlin a répondu aux questions des représentants de plusieurs agences de presse internationales, dont La Presse Canadienne, lors d'une réunion à Saint-Pétersbourg samedi.

Le Canada accueille la plus importante diaspora ukrainienne dans le monde, après la Russie. Le premier ministre Stephen Harper a réclamé une «inversion complète» des actions russes en Crimée et imposé une série de sanctions contre un groupe de responsables et d'institutions russes.

M. Poutine a indiqué qu'il serait heureux de rencontrer M. Harper pour discuter de l'Ukraine, notamment en Normandie lors des célébrations du «jour J», le mois prochain.

«Nous sommes prêts à une discussion, y compris avec le premier ministre», a-t-il déclaré. «Et j'ai parlé avec lui à plusieurs reprises lors de sommets sur divers sujets. S'il y a une nécessité ou un désir dans ce genre, nous sommes prêts.»

Mais à la veille de la présidentielle ukrainienne, M. Poutine a accusé les pays occidentaux de prêter peu d'attention aux intérêts russes dans ce pays.

«Où est la garantie que, après la transition politique forcée, l'Ukraine n'ira pas intégrer l'OTAN?», a demandé le président russe.

«Nous n'entendons qu'une réponse, comme si c'était une cassette: chaque pays a le droit de déterminer lui-même dans quel système de sécurité il désire vivre, et cela ne vous concerne pas.»

Toujours selon Vladimir Poutine, l'une des raisons de l'annexion de la Crimée est la crainte que les navires de l'OTAN se rassemblent dans cette péninsule stratégique de la mer Noire.

Par ailleurs, le président russe estime que la comparaison que le prince Charles aurait établie entre lui et Adolf Hitler est inacceptable et indigne de la famille royale britannique. Selon le Daily Mail, le prince aurait fait cette remarque lors d'une conversation privée avec une bénévole d'un musée lors de son passage au Canada.

Un porte-parole du prince de Galles a refusé de commenter l'allégation.

M. Poutine a martelé qu'il ne se laisserait pas influencer par ce que les gens pensent de lui. Sa seule boussole réside dans les intérêts du peuple russe, a-t-il dit.




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