Poutine a perdu l'Ukraine «pour toujours», dit Timochenko

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Ioulia Timochenko, le 6 mars dernier, lors d'une conférence de presse au congrès du Parti européen du peuple, à Dublin.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
KIEV

En rattachant la Crimée à la Russie, Vladimir Poutine a «perdu l'Ukraine pour toujours», a déclaré vendredi l'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko tout en mettant en garde contre la tentation prêtée au dirigeant russe de poursuivre l'offensive en Ukraine continentale.

L'égérie de la Révolution orange, cheveux lisses sans sa tresse emblématique, a fait sa première grande apparition à la télévision publique ukrainienne depuis sa sortie de prison fin février après la destitution du président Viktor Ianoukovitch.

«Poutine a perdu l'Ukraine pour toujours après nous avoir déclaré la guerre», a-t-elle lancé au cours d'un talk-show politique retransmis en direct.

«Poutine est l'ennemi numéro un de l'Ukraine qui a pris notre terre avec des armes», a-t-elle poursuivi.

Mme Timochenko a également appelé les Ukrainiens à être prêts à se battre en cas d'entrée des troupes russes en Ukraine continentale.

«Nous devons être prêts à ce que Poutine franchisse la ligne rouge», a-t-elle indiqué en affirmant que quelque 100 000 militaires russes étaient massés à la frontière ukrainienne.

«Nous allons nous battre s'il franchit la ligne rouge», a-t-elle ajouté.

«Poutine ne passera pas, la Crimée sera à nous», a encore lancé Mme Timochenko, apparaissant en grande forme et développant avec passion son argumentation pendant une émission de plusieurs heures.

À son avis, le président russe pourrait suivre la voie d'autres «dictateurs déchus».

«Ce n'est pas le premier dictateur avec un comportement fasciste. Le monde a déjà arrêté nombre d'entre eux même ces dernières années. Nous nous souvenons de la Libye, nous nous souvenons d'autres dictateurs qui ont été renversés en masse. Poutine n'est pas une exception», a-t-elle affirmé.




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