La loi qui réforme la NSA «pas du tout suffisante», selon Google

«Quoi qu'on pense de Snowden (l'ex-prestataire de la... (PHOTO FRANÇOIS LENOIR, ARCHIVES REUTERS)

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«Quoi qu'on pense de Snowden (l'ex-prestataire de la NSA qui a dévoilé l'ampleur de la surveillance électronique opérée dans le monde entier par les États-Unis, NDLR), qu'on le voit comme un héros ou un traître, c'est grâce à lui que ce débat a lieu, et c'est un débat essentiel», a estimé David Drummond, également directeur juridique de Google.

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Edward Snowden, un ancien consultant de la CIA, a révélé l'existence de programmes secrets de surveillance des communications électroniques en remettant des documents compromettants aux quotidiens The Guardian et The Washington Post. Il s'est depuis réfugié à Hong Kong alors que le gouvernement américain a lancé une enquête contre lui. »

Agence France-Presse
PARIS

Le vice-président de Google, David Drummond, a estimé jeudi que la loi pour réformer l'Agence nationale de sécurité (NSA) aux États-Unis n'était «pas du tout suffisante», dans un entretien accordé à la radio française Le Mouv', un an après les révélations sur les programmes de la NSA.

«La première version de la loi qui devait être votée par les députés mettait un vrai coup d'arrêt à cette collecte de données qui est au coeur du problème (...) malheureusement, elle a été changée à la dernière minute et complètement vidée de son sens. La loi qui a finalement été votée n'est pas du tout suffisante», a-t-il déclaré à propos de ce texte déjà adopté par la Chambre des représentants et qui doit encore être examiné par le Sénat américain dans les prochaines semaines.

Ce texte baptisé «USA Freedom act» ne fait qu'amender le système de collecte des données, sans satisfaire les ONG ni la Silicon Valley. Perçus comme des prestataires de la NSA, car contraints de lui fournir les données de clients, les géants de l'internet jugent leur crédibilité entachée, notamment à l'étranger où ils redoutent de perdre des marchés.

«Quoi qu'on pense de Snowden (l'ex-prestataire de la NSA qui a dévoilé l'ampleur de la surveillance électronique opérée dans le monde entier par les États-Unis, NDLR), qu'on le voit comme un héros ou un traître, c'est grâce à lui que ce débat a lieu, et c'est un débat essentiel», a estimé David Drummond, également directeur juridique de Google.

«Ce que le gouvernement (américain) a fait pour obtenir toutes ces informations sans que nous, ou qu'aucun citoyen ne soit au courant, cela a vraiment fait du mal à internet», a-t-il ajouté.

«C'est pour ça qu'une réforme de la surveillance est nécessaire pour que l'on nous rende plus de comptes, que tout soit plus transparent et que la collecte massive de données cesse définitivement», a-t-il poursuivi.

Un an après les premières révélations d'Edward Snowden dans le quotidien britannique The Guardian, le 5 juin 2013, les détails continuent d'affluer. Dimanche, le New York Times affirmait, sur la foi de documents fournis par Snowden, que la NSA récupérait les photos de personnes pour les utiliser dans ses programmes de reconnaissance faciale.




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