L'ONU défend l'engagement militaire du Canada en Haïti

John Holmes défend la présence militaire du Canada... (Photo: AP)

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John Holmes défend la présence militaire du Canada en Haïti, affirmant qu'Ottawa n'a aucune tentative de dominer militairement le pays.

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Agence France-Presse
Genève

Le responsable des affaires humanitaires de l'ONU, John Holmes, a défendu mardi à Genève l'action des armées américaine et canadienne en Haïti aux côtés des Nations unies, estimant qu'il n'y avait là aucune tentative de dominer militairement le pays.

«Il n'y pas vraiment de problème avec leur présence. Ils n'essaient pas de dominer militairement le pays, ils n'ont pas d'autre objectif que l'opération d'aide», a déclaré devant la presse le sous-secrétaire des Nations unies aux affaires humanitaires John Holmes.

«Nous sommes très heureux qu'ils soient là», a-t-il insisté. «Ils ont pu faire des choses dont nous n'étions pas capables, comme gérer l'aéroport, aider à réparer le port ou encore transporter par air des objets très lourds que nous ne pouvions pas transporter nous-mêmes dans les premières semaines».

M. Holmes a reconnu que les troupes américaines aidaient parfois la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (Minustah) à assurer la sécurité lors des distributions de vivres ou, plus rarement, pour protéger les convois d'aide.

Mais «la force de maintien de la paix est la principale responsable de la sécurité, c'est ainsi depuis le début et personne ne le conteste», a-t-il insisté, estimant que les troupes américaines et canadiennes ne devraient pas rester plus que «quelques mois» en Haïti.

«Je pense qu'au fur et à mesure que l'ONU et l'aide normale se renforce, et cela commence à s'accélérer maintenant, leur présence sera de moins en moins nécessaire et ils seront heureux de se retirer», a-t-il indiqué, affirmant que l'armée américaine et canadienne «ont autre chose à faire».

Les États-Unis ont déployé quelque 20 000 soldats sur terre et sur mer afin de participer à l'aide humanitaire, après la secousse du 12 janvier qui a fait 170 000 morts.

Ce déploiement a été critiqué par certains États sud-américains, notamment Cuba, le Venezuela, la Bolivie et l'Équateur, qui y voient une «occupation» du pays le plus pauvre des Amériques.

 

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