Donald Trump prédit un nouveau «Brexit»

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Des supporters de Donald Trump se sont réunis lundi à Tampa, en Floride.

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Washington

Hillary Clinton et Donald Trump ont donné le coup d'envoi lundi des deux dernières semaines de la campagne présidentielle américaine, le milliardaire républicain prédisant qu'il ferait mentir les sondages, avec une surprise dans les urnes digne du Brexit.

«C'est une chance unique dans notre vie, notre dernière chance, dans quatre ans ce sera trop tard», a-t-il lancé lors d'une gigantesque réunion à Tampa en Floride, grand État où il est donné perdant contre la démocrate. «Je demande aux Américains de s'élever au-dessus du tumulte et du bruit».

«Nous sommes en train de gagner, et pas seulement en Floride, nous allons tout gagner», avait-il déclaré plus tôt lors d'une première réunion, lui aussi électrique, à St Augustine.

Au niveau du pays, les sondages ne lui sont pas plus favorables qu'en Floride. L'ancienne chef de la diplomatie recueille 45% des intentions de vote en moyenne contre environ 40% pour Donald Trump et 6% pour le libertarien Gary Johnson. Cette avance est très supérieure à celle qui a permis à Barack Obama d'être facilement réélu il y a quatre ans.

«Quand nous gagnerons, votre voix se fera entendre dans les couloirs de Washington et dans le monde entier. Ce qui se passe est plus fort que le Brexit», a néanmoins martelé Donald Trump.

Le candidat populiste a dénoncé avec une intensité renouvelée la collusion, selon lui, des instituts de sondages, des médias et du camp d'Hillary Clinton, qualifiée tour à tour de «menteuse», «crapule» et «corrompue».

Et son équipe de campagne a lancé lundi soir depuis la Trump Tower à New York une émission quotidienne sur Facebook Live, qui se poursuivra jusqu'au vote du 8 novembre, dans le but de contourner le «filtrage» des médias.

La «Trump Tower Live», qui imite les émissions des grandes chaînes d'information américaines, a attiré plus de 1,3 million de vues lundi soir sur Facebook.

Donald Trump a également dénoncé, à Tampa, le bilan environnemental du président sortant.

«Nous allons annuler des milliards et des milliards de paiements aux programmes des Nations unies sur le changement climatique, et nous utiliserons l'argent pour améliorer les infrastructures environnementales des États-Unis, notamment l'aquifère de Floride», a-t-il promis.

Clinton vise le Congrès

Celle qui pourrait devenir la première femme présidente des États-Unis a fait campagne dans le New Hampshire (nord-est), où les sondages la donnent gagnante, et où elle est venue donner un coup de pouce à la candidate démocrate au Sénat, Maggie Hassan.

Les démocrates estiment possible de reprendre la chambre haute du Congrès aux républicains le 8 novembre, ce qui aiderait une éventuelle présidente Clinton à faire voter ses réformes.

«Nous devons mettre fin aux dysfonctionnements qui paralysent Washington», a lancé Hillary Clinton, précédée sur scène par la sénatrice anti-Wall Street Elizabeth Warren, hussarde préférée du camp démocrate contre Donald Trump.

Toute la famille démocrate sillonnait les États-Unis pour aider ainsi Hillary Clinton et les candidats au Congrès, notamment Barack Obama, qui se trouvait en Californie.

Il ne suffit pas «qu'Hillary gagne, nous devons l'aider à gagner largement pour envoyer un message», a dit le président sortant lors d'une réception de collecte de fonds à La Jolla. «Nous ne voulons pas qu'elle passe de justesse, surtout quand l'autre commence à râler en affirmant que le jeu est truqué».

L'élection a commencé

Les électeurs de Chicago, Washington, Charlotte, Miami, Las Vegas et de nombreuses villes à travers les États-Unis peuvent déjà se rendre dans des bureaux de vote et glisser leur bulletin dans l'urne, une option de plus en plus disponible à chaque élection. Ces bulletins ne seront dépouillés que le mardi 8 novembre, jour officiel du scrutin.

«Il y aura une grande file d'attente pour voter le jour de l'élection, alors qu'aujourd'hui c'était très, très facile», témoignait un électeur à Miami, Miguel Fuentes.

Pas moins de 37 des 50 États américains proposeront le vote anticipé en personne d'ici au jour J, et tous offrent le vote par courrier, selon des règles variables.

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