Le responsable des armes chimiques de l'EI aurait été arrêté

Le ministre irakien de la Défense Khaled al-Obeidi... (PHOTO HADI MIZBAN, AP)

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Le ministre irakien de la Défense Khaled al-Obeidi s'adresse aux médias pour faire le point sur la capacité de frappes chimiques de l'EI, près de Tikrit, le 9 mars. Comme nombre d'experts, il estime que les djihadistes n'ont pas les moyens de lancer des attaques chimiques de grande envergure.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Associated Press
BAGDAD

Le responsable du développement des armes chimiques pour le groupe armé État islamique a été arrêté lors d'une opération des forces spéciales américaines le mois dernier, dans le nord de l'Irak, ont révélé deux dirigeants irakiens.

L'administration Obama a mis en place en décembre une stratégie plus agressive pour traquer les djihadistes sur le terrain. Un commando a été déployé en Irak spécifiquement pour capturer ou tuer les leaders du groupe armé lors d'opérations clandestines.

Des responsables américains avaient annoncé la semaine dernière la capture d'un leader djihadiste sans l'identifier, en précisant seulement qu'il était détenu et interrogé depuis deux ou trois semaines.

Les deux dirigeants irakiens ont identifié l'homme comme étant Sleiman Daoud al-Afari, un ancien spécialiste des armes chimiques et biologiques du régime de Saddam Hussein. Le quinquagénaire dirigeait apparemment une nouvelle cellule du groupe armé État islamique vouée au développement d'armes chimiques.

Al-Afari aurait été capturé lors d'une opération près de la ville de Tal Afar, dans le nord de l'Irak.

Le groupe djihadiste aurait à sa disposition une quantité limitée de gaz moutarde et pourrait avoir utilisé ce produit à au moins une reprise, en Syrie. Des informations non confirmées provenant d'Irak et de Syrie témoignent aussi de l'utilisation d'autres agents chimiques par les djihadistes.

D'autres opérations sont prévues pour freiner le développement d'armes chimiques par le groupe armé. Des experts expliquent qu'à ce jour, l'organisation semble incapable de lancer des attaques chimiques de grande envergure, ce qui nécessite une expertise bien pointue, l'équipement approprié, les matières premières requises et une chaîne d'approvisionnement pour fabriquer une quantité suffisante du produit.

«Je pense que (le groupe armé État islamique) est seulement capable de perpétrer des attaques symboliques, a estimé l'expert américain Dan Kaszeta. Et on parle seulement de gaz moutarde et de chlore, et ce sont de bien piètres armes selon les normes modernes.»

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