Deux otages serbes détenus en Libye tués par un bombardement américain

Les chasseurs-bombardiers F-15E américains ont bombardé, vendredi, le... (PHOTO MOHAME BEN KHALIFA, AP)

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Les chasseurs-bombardiers F-15E américains ont bombardé, vendredi, le camp d'entraînement de l'EI situé dans la campagne libyenne près de la frontière de la Tunisie, tuant au moins 40 personnes, incluant probablement un dirigeant de l'organisation terroriste.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Dusan Stojanovic
Associated Press
BELGRADE, Serbie

Deux membres du personnel de l'ambassade de la Serbie en Libye tenus en otages depuis novembre ont perdu la vie après que l'armée des États-Unis eut bombardé un camp d'entraînement du groupe armé État islamique (EI) situé dans l'est du pays nord-africain, ont annoncé les autorités serbes, samedi, affirmant que les Américains semblaient ignorer que des étrangers étaient détenus sur le site.

Un représentant des forces américaines a déclaré ne disposer d'aucun renseignement indiquant que le décès des deux Serbes résultait des frappes aériennes.

Le premier ministre Aleksander Vucic a pour sa part martelé qu'il ne faisait aucun doute que Sladjana Stankovic, une responsable des communications, et Jovica Stepic, un chauffeur, avaient été tués par les bombardements des États-Unis. Les deux employés avaient été enlevés cet automne à la suite d'une attaque contre le convoi diplomatique où ils prenaient place en compagnie de l'ambassadeur serbe en Libye survenue près de Sabratha, une ville de la côte libyenne.

M. Vucic a dit devant les reporters que Washington n'était apparemment pas au courant que des étrangers étaient détenus dans le camp de l'EI quand il a lancé l'assaut.

Les chasseurs-bombardiers F-15E américains ont bombardé, vendredi, le camp d'entraînement de l'EI situé dans la campagne libyenne près de la frontière de la Tunisie, tuant au moins 40 personnes, incluant probablement un dirigeant de l'organisation terroriste considéré comme le cerveau des attentats meurtriers qui ont eu lieu en sol tunisien l'an dernier, selon les États-Unis et les autorités locales.

Le porte-parole du Pentagone, Peter Cook, a assuré que les États-Unis étaient déterminés à empêcher le groupe armé à «gagner du terrain» en Libye et que le camp d'entraînement bombardé était «relativement nouveau».

«Nos forces ont surveillé ce camp d'entraînement pendant les semaines ayant précédé l'opération et, au moment où les frappes ont été effectuées, rien n'indiquait que des civils étaient présents», a-t-il expliqué, ajoutant que Washington partagerait avec la Serbie toute information pertinente à ce sujet.

Le ministre serbe des Affaires étrangères, Ivica Dacic, a confié que la Serbie savait depuis un moment où les otages se trouvaient, qu'elle tentait d'obtenir leur libération et que les troupes libyennes envisageaient de mener un raid afin de les secourir.

Il a avancé que les forces de la Libye et des États-Unis n'avaient peut-être pas communiqué ensemble au moment d'organiser leur attaque respective et sur le fait que Mme Stankovic et M. Stepic étaient détenus dans le camp d'entraînement.

«Nous demanderons une explication officielle de la part des deux pays au sujet des faits connus et du choix des cibles, a annoncé M. Dacic. Personne ne nous avait informé que cet assaut aurait lieu.»

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