Libye: le Pentagone «évalue les options»

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Le groupe État islamique est fort d'environ 3000 combattants en Libye, selon les estimations occidentales.

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Washington

Le Pentagone «évalue les options» militaires en Libye face à la montée en puissance du groupe État islamique (EI), même s'il est encore «trop tôt» pour savoir comment la situation va évoluer, a indiqué mercredi son porte-parole.

«Nous continuons à surveiller la situation et à évaluer quelles options nous avons devant nous», a expliqué le porte-parole Peter Cook.

«Nous voulons être préparés, comme nous voulons toujours l'être, si la menace du groupe État islamique en Libye grandit», a-t-il estimé.

La Libye s'est enfoncée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Un accord conclu sous l'égide de l'ONU, prévoyant la formation d'un gouvernement d'union nationale, vient d'être rejeté par le Parlement de Tobrouk internationalement reconnu.

La situation a permis ces derniers mois à l'EI de s'établir et de prendre le contrôle de Syrte, à 450 km à l'est de Tripoli, et ses environs.

«La formation d'un gouvernement central est d'une importance cruciale pour l'avenir du pays, et pour essayer de stabiliser son avenir», a souligné M. Cook.

Le Pentagone a déjà envoyé en reconnaissance en Libye des petits groupes de forces spéciales, pour tenter de nouer de contacts avec les groupes armés sur place.

En décembre, l'un de ces groupes avait du faire demi-tour après avoir atterri sur une base aérienne libyenne, refoulé par une «milice locale», selon le Pentagone. Des photos de l'incident avaient été publiées sur les réseaux sociaux.

Déjà en première ligne en Irak et en Syrie contre l'EI, l'administration américaine ne tient pas forcément à prendre la direction d'une nouvelle opération militaire contre les djihadistes.

Une éventuelle campagne militaire en Libye «pourrait être celle que nous ne dirigerions pas», expliquait la semaine dernière un responsable de la Défense américaine.

«Les Italiens, les Français par exemple pourraient prendre le leadership» d'une opération à laquelle les Américains participeraient, mais qu'ils ne commanderaient pas, avait-il expliqué.

Le groupe État islamique est fort d'environ 3000 combattants en Libye, selon les estimations occidentales.

Il a lancé début janvier une offensive dans la zone du «Croissant pétrolier», où sont situés les principaux terminaux d'or noir.

En novembre dernier, les États-Unis ont tué dans une frappe aérienne en Libye un des chefs de l'EI dans le pays, l'Irakien Abou Nabil.

Il s'agissait de la première frappe américaine contre l'EI en Libye.

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