Seulement 60 Syriens sont formés militairement par les États-Unis

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Le secrétaire américain à la Défense devant le Sénat, Ash Carter.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La formation de rebelles syriens modérés lancée par Washington pour lutter contre le groupe État islamique a démarré très lentement, avec 60 personnes seulement à l'entraînement pour l'instant, a reconnu mardi le secrétaire américain à la Défense devant le Sénat, Ash Carter.

«C'est beaucoup moins que ce que nous espérions à ce point», a-t-il déclaré lors d'une audition devant la Commission des forces armées du Sénat sur la stratégie américaine contre le groupe EI.

D'après M. Carter, 7000 volontaires se sont manifestés pour le programme. Mais le filtrage très serré des candidats ralentit la montée en puissance, a-t-il expliqué.

Le programme de formation et d'équipement de rebelles syriens modérés a été décidé par l'administration Obama sous la pression du Congrès, avec un objectif affiché de former 5000 rebelles par an.

Selon M. Carter, ce programme «essentiel» devrait maintenant pouvoir accélérer, après ses débuts difficiles.

«Nous en savons plus les groupes d'opposition syriens», et «nous sommes en train de nouer des relations importantes» avec ces groupes, a-t-il expliqué.

Les États-Unis veulent diriger l'action de ces rebelles contre le groupe État islamique, et pas contre le régime de Bachar al-Assad, a rappelé par ailleurs M. Carter.

«Nous voudrions qu'Assad quitte la scène», mais cela relève d'un «effort diplomatique», a estimé M. Carter.

«Assad doit partir, mais la structure de gouvernance de la Syrie doit rester», a-t-il souligné. «Nous savons ce qui se passe au Moyen-Orient quand il n'y a pas de structure de gouvernement».

La décision du gouvernement américain de ne pas soutenir d'efforts militaires contre le régime de Bachar al-Assad est un sujet de frictions avec ses alliés dans la région, notamment avec la Turquie qui héberge l'un de sites de formation des rebelles.

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