Vingt-cinq Canadiens ont rejoint l'EI depuis quatre mois

«Au cours des trois ou quatre derniers mois,... (PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE)

Agrandir

«Au cours des trois ou quatre derniers mois, nous avons probablement vu une augmentation d'environ 50% dans le nombre de personnes qui sont parties pour se rendre en Irak ou en Syrie», a dit Michel Coulombe, chef du SCRS.

PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Sur le même thème

(Ottawa) Environ 25 Canadiens de plus se sont rendus en Irak et en Syrie depuis quatre mois pour rejoindre les rangs du groupe armé État islamique, selon le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).

En octobre, le SCRS a dit être au courant d'environ 145 cas de Canadiens qui se trouveraient à l'étranger pour combattre auprès de groupes terroristes. Une cinquantaine était alors en Irak et en Syrie.

Le chef du SCRS, Michel Coulombe, a fait une mise à jour de la situation lundi, au cours de son témoignage au comité sénatorial de la sécurité nationale.

«Ce chiffre global augmente lentement, avec une augmentation plus rapide en ce qui concerne l'Irak et la Syrie», a précisé M. Coulombe.

«Au cours des trois ou quatre derniers mois, nous avons probablement vu une augmentation d'environ 50% dans le nombre de personnes qui sont parties pour se rendre en Irak ou en Syrie», a-t-il ajouté.

Projet de loi antiterroriste C-51

Le comité sénatorial de la sécurité nationale se penche actuellement sur le projet de loi antiterroriste C-51. Michel Coulombe témoignait lundi en compagnie de Greta Bossenmaier, nouvelle chef du Centre de la sécurité des télécommunications du Canada, et de Mike Cabana, sous-commissaire de la Gendarmerie royale du Canada.

M. Coulombe a tenté d'apaiser certaines craintes entretenues à l'égard du projet de loi, en particulier à l'égard des nouveaux pouvoirs qui seront accordés à son agence. Ces pouvoirs incluent la possibilité de prendre des mesures actives pour contrer des menaces à la sécurité nationale. Jusqu'ici, le mandat du SCRS s'est limité à la collecte de renseignements.

«Je veux être clair: ce projet de loi ne fera pas du SCRS une police secrète», a-t-il insisté, ajoutant que son agence ne deviendra pas non plus un service d'application de la loi, au même titre qu'un corps policier.

Réponse aux critiques

Quant aux nombreuses critiques de l'insuffisance des mécanismes de supervision du SCRS et des risques d'abus des nouveaux pouvoirs dans un tel contexte, Michel Coulombe a répondu que «les hommes et les femmes du SCRS sont et ont toujours été engagés à non seulement remplir le mandat de garder le Canada et les Canadiens en sécurité, mais à le faire en respectant les lois et les valeurs canadiennes».

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer