Les adolescentes parties en Syrie ont financé leur voyage avec des bijoux

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Les trois adolescentes sont soupçonnées d'avoir rejoint les djihadistes du groupe État islamique (EI) en Syrie.

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Londres

Les trois étudiantes britanniques qui ont fugué mi-février de Londres pour rejoindre la Syrie ont financé leur voyage en revendant des bijoux de famille, a indiqué la police mardi.

Les étudiantes Kadiza Sultana, 16 ans, Shamima Begum et Amira Abase, 15 ans, ont fugué le mois dernier et se sont envolées pour Istanbul d'où on pense qu'elles ont rejoint l'EI en Syrie.

Auditionné par une commission parlementaire, Mark Rowley, patron de la lutte anti-terroriste à Scotland Yard, a expliqué que les trois adolescentes avaient dépensé plus de 1000 livres (1600 $) en liquide pour se payer leurs billets d'avions vers la Turquie.

«Nous pensons qu'elles se sont procuré ces sommes grâce au vol des bijoux de l'un des membres de la famille», a-t-il souligné.

Toutefois des membres de leurs familles ont estimé qu'elles devaient avoir trouvé un financement supplémentaire ailleurs, les bijoux disparus n'ayant selon eux pas une grande valeur.

«Nous n'avons pas perdu des bijoux d'une valeur de 2000 livres» a déclaré Renu Begum, soeur de Shamina, à la chaîne de TV ITV News.

«Je pense qu'elles ont bénéficié d'un financement extérieur parce que je ne vois pas comment ma soeur a pu se procurer l'argent liquide dont elle avait besoin» a déclaré de son côté Halima Khanom, la soeur de Kadiza.

«J'espère que la police s'emploiera à découvrir la source de ces financements parce qu'il est clair qu'ils ne viennent pas de chez nous» a ajouté Fahmida Aziz, une cousine de Kadiza.

Les trois étudiantes font partie, selon Mark Rowley, des 26 jeunes femmes britanniques qui ont rejoint l'État islamique.

Il a toutefois souligné «qu'il n'y avait pas de preuve qu'elles soient impliquées dans une activité terroriste» et qu'elles pourraient rentrer en Grande-Bretagne sans être inculpées.

Présent à l'audience mardi, Hussen Abase, le père de l'une des jeunes filles, a insisté pour dire que sa fille était «du genre à m'appeler pour venir la chercher dès qu'il commence à faire nuit».

«Comment a-t-elle pu voyager à l'étranger et rejoindre l'EI?», s'est-il interrogé.

Pour ce père, la «pression» de la police est en grande partie responsable de leur départ.

Les trois adolescentes faisaient partie d'un groupe de sept jeunes filles entendues à deux reprises par la police suite à la disparition d'une autre élève de la même école, partie en Syrie en décembre.

Au cours de la deuxième réunion, la police leur a donné des lettres à transmettre à leurs parents, demandant l'autorisation pour une audition plus approfondie. Mais les jeunes filles n'ont jamais transmis ces lettres à leurs familles.

Le patron de Scotland Yard, Bernard Hogan-Howe, s'est excusé mardi pour cette communication défaillante. Mais il a estimé qu'il était exagéré de dire que c'était la raison pour laquelle les trois jeunes filles étaient parties.

Pour la soeur de l'une des adolescentes, Sahima Begum, rien ne laissait présager ce départ. «Ma soeur était une ado normale», a-t-elle dit.

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