Les Émirats ont suspendu leurs frappes contre l'EI après la capture du pilote jordanien

Le pilote jordanien avait été enlevé en décembre... (PHOTO NASSER NASSER, ARCHIVES AP)

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Le pilote jordanien avait été enlevé en décembre et les djihadistes de l'EI ont diffusé mardi une vidéo montrant le pilote dans une cage en train de brûler vif.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Les Émirats arabes unis ont suspendu en décembre leur participation aux frappes aériennes de la coalition militaire internationale contre l'organisation État islamique, après la capture d'un pilote de guerre jordanien, exécuté depuis par les djihadistes, a révélé le New York Times mercredi.

Le pilote avait été enlevé en décembre et les djihadistes de l'EI ont diffusé mardi une vidéo montrant le pilote dans une cage en train de brûler vif.

Proche allié des États-Unis et membre de la coalition antidjihadistes, les Émirats arabes unis ont suspendu leur participation aux frappes aériennes après la capture du pilote jordanien, craignant pour la sécurité de leurs propres pilotes, révèle le Times, citant des responsables américains.

Les Émirats ont demandé que les États-Unis améliorent leurs efforts en matière de recherche et de sauvetage des pilotes en déployant les V-22 Osprey, des appareils mi-avions mi-hélicoptères, dans le nord de l'Irak, donc plus près des théâtres d'opérations, et non au Koweït où se trouve actuellement le camp de base de la mission aérienne, a ajouté le journal.

Selon le Times, les pilotes émiratis ne participeront plus aux frappes aériennes tant que les Osprey ne seront pas déployés dans le nord de l'Irak.

Le pilote jordanien avait été capturé en décembre par les militants islamistes quelques minutes après que son avion eut été abattu près de Raqqa, en Syrie, a écrit le quotidien américain, citant un responsable des forces armées américaines.

Le ministre émirati des Affaires étrangères, Cheikh Abdallah Ben Zayed Al-Nahyane, a demandé à Barbara Leaf, l'ambassadrice des États-Unis, pourquoi Washington n'avait pas déployé les moyens nécessaires dans le nord de l'Irak pour porter secours aux pilotes dont les avions ont été abattus, selon le Times, citant un haut responsable américain.

Les Émirats arabes unis n'ont pas voulu faire de commentaires.

«Nous ne pouvons pas commenter des problèmes débattus dans des entretiens privés», a indiqué une source officielle à Abou Dhabi après la publication de l'article du New York Times.

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