Irak: Couillard favorable à une mission militaire canadienne

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

(QUÉBEC) Le premier ministre Philippe Couillard s'est montré favorable à l'engagement militaire du Canada en Irak, vendredi, affirmant que le groupe armé État islamique (EI) présente une « menace importante » aux sociétés démocratiques.

Le gouvernement Harper doit annoncer vendredi que le Canada se joindra à la coalition d'une soixantaine de pays qui combattent l'EI en Irak. La nature de la mission canadienne fera l'objet d'un débat important à la Chambre des Communes.

À Québec, le premier ministre estime que le Canada doit s'engager aux côtés de ses alliés.

« Je pense que la communauté internationale s'attend à ce que le Canada joue un rôle », a affirmé le premier ministre Couillard lors d'un point de presse vendredi.

Selon lui, les Québécois et les Canadiens seraient bien naïfs de sous-estimer la « menace importante » que posent des groupes radicaux tels que l'EI.

« Ces mouvements sont mobiles, ils sont imaginatifs dans le mauvais sens et ils n'hésiteront pas à s'attaquer à ce qu'ils considèrent comme leurs adversaires qui sont nécessairement les sociétés démocratiques, a-t-il affirmé. Alors le Canada et le Québec, malheureusement, font partie des régions à risque. »

Lui-même le père d'un militaire, M. Couillard estime en revanche que le gouvernement Harper doit se montrer transparent sur l'engagement canadien en Irak.

« Quand on envoie nos jeunes risquer leurs vies, il faut être capable de dire à la population quel est l'objectif, quel est l'adversaire, quelle est la définition de la victoire et quelles sont les conditions d'engagement, a-t-il dit. C'est au gouvernement fédéral de faire cette communication. »

La précédente campagne militaire en Irak, sous George W. Bush, avait été accueillie avec une réprobation unanime des élus à Québec. Le gouvernement Chrétien avait finalement refusé que le Canada y participe au motif que le Conseil de sécurité des Nations Unies n'avait pas approuvé l'opération.

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