Assange ne se rendra pas à la convocation de la police

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Sur le conseil de ses avocats, Julian Assange... (Photo: Tim Hales, AP)

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Sur le conseil de ses avocats, Julian Assange « restera dans l'ambassade sous la protection du gouvernement équatorien » en attendant la décision de Quito sur sa demande d'asile politique, a précisé une porte-parole de l'Australien.

Photo: Tim Hales, AP

Agence France-Presse
Londres

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, actuellement réfugié à l'ambassade d'Équateur à Londres, ne se rendra pas à la convocation de la police britannique, prélude à son extradition vers la Suède, a indiqué vendredi une de ses porte-parole.

 

 

 

 

L'Australien, sur le conseil de ses avocats, « restera dans l'ambassade sous la protection du gouvernement équatorien » en attendant la décision de Quito sur sa demande d'asile politique, a précisé la porte-parole dans une déclaration à la presse devant le bâtiment diplomatique.

La police britannique avait convoqué vendredi à 11 h 30 (6h30, heure de Montréal) Julian Assange dans un commissariat de Belgravia, situé à proximité, « premier pas dans la procédure d'extradition » du fondateur de WikiLeaks vers la Suède qui veut l'entendre dans une affaire de viol et d'agression sexuelle présumés.

Ce refus d'obtempérer « ne doit pas être considéré comme la marque d'un manque de respect », a souligné la porte-parole, rappelant que « dans la législation nationale et internationale, les demandes d'asile priment sur les requêtes d'extradition ».

La porte-parole, qui s'était entretenue auparavant avec Assange, a assuré qu'il avait « bon moral ».

Scotland Yard avait souligné jeudi que Julian Assange, réfugié depuis le 19 juin dans l'ambassade, avait violé les règles de sa liberté conditionnelle. « Ne pas se rendre (à la convocation) serait une nouvelle violation et il est passible d'arrestation », avait averti la police.

Mais tant qu'il se trouve dans l'enceinte de l'ambassade, le fondateur de WikiLeaks est en territoire diplomatique et donc hors de portée des forces de l'ordre.

Une dizaine de partisans de l'Australien s'étaient rassemblés vendredi devant l'ambassade avec des pancartes, sur lesquelles était inscrit : « libérez Assange ». Deux policiers étaient visibles autour du bâtiment.

La Cour suprême britannique, qui a rejeté récemment l'ultime demande de réexamen de son dossier, avait fixé au 28 juin la date à partir de laquelle la procédure d'extradition deviendrait applicable.

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