Les civils pris au piège à Benghazi

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Une barricade de voitures incendiées sépare le secteur résidentiel du quartier Al-Keesh de la ligne de front, à Benghazi, le 17 mai.

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Crise dans le monde arabe

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Crise dans le monde arabe

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Agence France-Presse
TRIPOLI

Human Rights Watch a rapporté mardi que les habitants étaient bloqués dans le centre-ville de Benghazi (est), deuxième ville de Libye, les milices n'autorisant pas leur départ alors que plusieurs quartiers sont en proie depuis des mois à des violences meurtrières.

Un jeune garçon traverse la rue dans le... (PHOTO ARCHIVES AFP/STR) - image 1.0

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Un jeune garçon traverse la rue dans le quartier El-Sabri, à Benghazi, le 17 mai.

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«Des familles libyennes et des civils étrangers sont pris au piège dans le centre-ville de Benghazi, qui est le théâtre de violents combats, notamment les quartiers d'El-Blad, Sidi Khreibish et El-Sabri», souligne l'ONG basée à New York.

Elle précise que «les militants qui contrôlent ces zones n'autorisaient pas les civils à partir» tandis que l'armée n'autorisait plus les départs si ce n'est via des passages sécurisés en coordination avec le Croissant-Rouge libyen.

Mais HRW fait état de l'échec de plusieurs tentatives d'évacuation depuis novembre.

«Depuis cette date, toutes les tentatives du Croissant-Rouge libyen de faciliter l'évacuation de civils ont échoué (...) soit parce que les militants s'y opposaient, soit parce que les forces fidèles à l'armée refusaient de donner leur feu vert, arguant que cela mettrait en danger la vie des civils», souligne l'ONG citant des habitants.

Un an après le lancement d'une opération visant à chasser les milices islamistes qui s'y sont installées dans la foulée de la révolte de 2011, les combats ont tué à Benghazi plus de 1700 personnes et entraîné la fuite de milliers d'autres, selon l'ONG Libya Body Count, et la ville est toujours divisée.

L'offensive anti-islamistes baptisée «Opération dignité», a été lancée à la mi-mai 2014 par les forces du général Khalifa Haftar, loyales au gouvernement reconnu par la communauté internationale. Ses forces contrôlent aujourd'hui l'essentiel de la ville, mais des poches urbaines, notamment dans le centre et le sud, leur échappent toujours.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est en proie aux violences et plongée dans le chaos politique. Le pays est aujourd'hui doté de deux Parlements et gouvernements rivaux. L'un, à Tripoli, est sous la coupe de milices, et l'autre, installé dans l'est du pays, est reconnu par la communauté internationale.

Selon HRW, des habitants disent ne pouvoir quitter la ville en l'absence de voies sécurisées.

«Alors que les affrontements s'intensifient à Benghazi, toutes les forces en présence devraient prendre toutes les précautions possibles pour minimiser les dommages subis par les civils», a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW.

«L'armée libyenne, tout comme les milices présentes à Benghazi, devrait impérativement permettre aux civils de quitter les lieux en toute sécurité, et faciliter l'accès et l'acheminement d'aide humanitaire aux personnes restées à l'intérieur», estime l'organisation.

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