Syrie: l'armée atteint la frontière irakienne, zone de tension avec la coalition

Un char d'assaut T-62 de l'armée syrienne.... (photo archives AFP)

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Un char d'assaut T-62 de l'armée syrienne.

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Agence France-Presse
DAMAS

L'armée du régime syrien et ses alliés ont atteint vendredi la frontière avec l'Irak, dans l'est du pays en guerre, pour la première fois depuis 2015, a annoncé l'agence de presse officielle syrienne Sana en citant une source militaire.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a également annoncé l'arrivée des forces prorégime dans cette zone, à environ 70 kilomètres au nord-est de la localité d'Al-Tanaf (est).

Cette avancée des forces loyales au président syrien Bachar al-Assad pourrait conduire à de nouvelles tensions avec la coalition internationale antidjihadistes conduite par les États-Unis qui est active dans cette zone.

«L'armée et les forces qui lui sont alliées ont réussi à arriver jusqu'à la frontière avec notre nation frère l'Irak et ont établi des positions au nord-est d'Al-Tanaf après avoir éliminé les derniers groupes du groupe terroriste Daech dans la zone», a déclaré une source militaire syrienne à SANA en utilisant un acronyme arabe pour désigner le groupe djihadiste État islamique (EI).

Interrogée par l'AFP, la coalition n'a pas directement commenté cette avancée, mais a affirmé que «les actions des forces prorégime près (des positions) de la coalition et de ses partenaires (...) continuent de nous préoccuper et la coalition prendra les mesures appropriées pour protéger» ses forces.

Des forces de la coalition menée par les États-Unis utilisent une base dans la localité d'Al-Tanaf pour mener des attaques contre l'EI et pour entraîner des rebelles syriens à combattre les membres de ce groupe.

La région a été le théâtre de plusieurs accrochages ces derniers jours entre les forces du régime et celles soutenues par la coalition internationale.

Jeudi, la coalition a ainsi annoncé avoir abattu un drone appartenant probablement à des forces liées à Damas, et mis en garde contre une «escalade».

Selon le commandement américain, le drone a été abattu alors qu'il venait de larguer une munition sur une patrouille associant des forces syriennes locales et des conseillers militaires de la coalition.

C'était la troisième fois en moins d'un mois que la coalition frappait des objectifs du régime dans cette zone.

Un peu plus tôt jeudi, l'aviation américaine avait également bombardé deux pick-up armés des forces prorégime.

Et mardi, la coalition avait frappé un groupe «de plus de 60 soldats» du régime avec notamment «un char» et «de l'artillerie» qui représentaient «une menace», selon elle.

La coalition a établi une zone «de désescalade» de 55 kilomètres autour de la base d'Al-Tanaf en décrétant que les forces russes et syriennes n'avaient pas le droit d'y pénétrer.

Les tensions dans cette région interviennent dans un contexte de rivalités grandissantes pour savoir qui va mener le combat contre le groupe EI dans l'est de la Syrie.

Bachar al-Assad essaie d'éviter que les États-Unis ne soient le pays qui dirige ce combat, et ses forces progressent désormais vers l'Est.

Le gouvernement syrien ne contrôlait plus aucune position sur sa frontière orientale depuis 2015, quand des combattants de l'EI venus de la province de Deir Ezzor avaient capturé des positions dans la province de Homs, dont la cité antique de Palmyre.

Depuis, le régime a réussi à reprendre de vastes portions de territoires dans cette province.




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