L'ambassade de Syrie à Washington ferme ses portes

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Agence France-Presse
Washington

Le gouvernement américain a fait fermer mardi l'ambassade et les consulats de Syrie aux États-Unis et a exigé que leurs employés étrangers quittent le territoire américain, invoquant les «atrocités» commises depuis trois ans par le régime de Damas.

Malgré ces trois années de guerre en Syrie et le soutien des États-Unis à l'opposition et à la rébellion syriennes, les deux pays n'ont jamais rompu officiellement leurs relations diplomatiques.

La chancellerie syrienne à Washington continuait d'avoir une activité très réduite pour assurer certains services consulaires.

Cette décision a été prise en raison de «l'illégitimité si évidente du régime (du président syrien Bachar al) Assad», a expliqué le secrétaire d'État John Kerry.

«Nous avions simplement le sentiment que l'idée même d'avoir une ambassade qui serve de représentation était une insulte. Nous l'avons fermée, c'est aussi simple que cela», a martelé M. Kerry devant un parterre d'étudiants réunis au département d'État.

Auparavant, le tout nouvel ambassadeur américain pour la Syrie Daniel Rubinstein, en poste à Washington, avait annoncé dans un communiqué que «les États-Unis avaient notifié aujourd'hui au gouvernement syrien qu'il devait suspendre immédiatement les opérations de son ambassade à Washington et de ses consulats honoraires à Troy (Michigan, nord) et Houston (Texas, sud)».

«Les diplomates syriens de l'ambassade et les consuls honoraires n'ont plus le droit d'exercer des fonctions diplomatiques ou consulaires et ceux qui ne sont pas des citoyens américains ou des résidents permanents doivent quitter les États-Unis», a encore ordonné M. Rubinstein.

Cette décision a été prise, selon le diplomate, après que «l'ambassade syrienne eut annoncé la suspension de ses services consulaires». De fait, l'ambassade indique sur son site internet qu'elle n'assure plus aucun service consulaire à compter du 18 mars.

M. Rubinstein a également invoqué des «atrocités perpétrées par le régime Assad contre le peuple syrien» pour que les États-Unis «jugent inacceptable que des individus nommés par le régime mènent des opérations diplomatiques ou consulaires aux États-Unis».

Mais, a-t-il précisé, «malgré des différences entre nos gouvernements, les États-Unis continuent de maintenir des relations diplomatiques avec l'État syrien, comme une expression de nos liens de longue date avec le peuple syrien et de notre intérêt qui se prolongera après le départ du pouvoir de Bachar al-Assad».

M. Rubinstein a remplacé lundi l'ex-ambassadeur des États-Unis pour la Syrie, Robert Ford, parti fin février officiellement à la retraite, alors que le conflit vient d'entrer dans sa quatrième année et qu'aucune solution diplomatique n'est en vue.

M. Ford avait quitté Damas fin 2011, lors de la fermeture de l'ambassade décidée par Washington au moment où le soulèvement de l'opposition, en mars de la même année, tournait à la guerre civile.




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