Le «politiquement correct» sert le terrorisme, selon l'ex-maire de New York Giuliani

Aux États-Unis, Rudy Giuliani a conservé une image... (PHOTO PATTI SAPONE, ARCHIVES BLOOMBERG NEWS)

Agrandir

Aux États-Unis, Rudy Giuliani a conservé une image d'homme politique intransigeant sur la lutte contre la délinquance, après avoir dirigé New York de 1994 à 2001.

PHOTO PATTI SAPONE, ARCHIVES BLOOMBERG NEWS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Attentats de Boston

International

Attentats de Boston

Le fil d'arrivée du 117e marathon de Boston s'est rapidement transformé, lundi après-midi, en une véritable scène d'horreur. Vers 14h50, deux bombes ont explosé à deux endroits différents rue Boylston. Trois personnes sont mortes, dont un garçon de 8 ans. Selon un bilan provisoire, au moins 170 personnes, coureurs et spectateurs, ont été blessées, dont certaines gravement. »

Agence France-Presse
Washington

Rudy Giuliani, le républicain qui était maire de New York lors des attentats du 11-Septembre, a estimé mercredi que le «politiquement correct» avait pu empêcher la police fédérale de détecter Tamerlan Tsarnaev en tant que «terroriste islamiste» avant le double attentat de Boston.

«Nous aurions eu une plus grande chance de déjouer Ford Hood et éventuellement, j'insiste: éventuellement, les attentats de Boston, si les bureaucraties avaient été moins réticentes à identifier les futurs tueurs comme de potentiels terroristes islamistes extrémistes», a affirmé Rudy Giuliani lors d'une audition à la Chambre des représentants.

Cette audition était consacrée à l'attentat du marathon de Boston, qui a fait trois morts et 264 blessés le 15 avril. Les auteurs présumés sont Tamerlan Tsarnaev, tué le 18 avril, et son petit frère Dzhokhar, qui doit comparaître mercredi pour la première fois devant la justice.

Fort Hood est la base militaire du Texas où l'ex-psychiatre de l'armée Nidal Malik Hasan a tué 13 personnes en novembre 2009. Son procès a commencé mardi.

«Le message qui vient d'en haut est qu'il est inapproprié de désigner quelqu'un comme un «extrémiste islamiste», quelles que soient les preuves», a-t-il insisté. «S'il existe une réticence à utiliser le terme d'acte djihadiste, le résultat, jour après jour, est que la bureaucratie finit par être paralysée par une peur plus grande d'appeler une personne un terroriste islamiste extrémiste».

«L'impact du politiquement correct sur l'enquête sur Tamerlan Tsarnaev et son frère avant les attentats de Boston n'est pas aussi évident, je ne suis pas certain que cela ait joué un rôle (...), mais la question mérite certainement d'être posée», a-t-il ajouté.

Rappelant que les autorités russes avaient averti le FBI sur un voyage suspect de Tamerlan en Russie, le républicain a estimé qu'«il était évident qu'il n'y allait pas pour écouter une symphonie à Moscou».

Aux États-Unis, Rudy Giuliani a conservé une image d'homme politique intransigeant sur la lutte contre la délinquance, après avoir dirigé New York de 1994 à 2001. Il avait aussi été surnommé le «maire de l'Amérique» après les attentats du 11 septembre 2001 contre les tours jumelles du World Trade Center.




À découvrir sur LaPresse.ca

la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer