Charlie Hebdo: Quino et Mafalda ressentent une «terrible peine»

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Assis dans un fauteuil roulant, affaibli par le poids des ans, le père de Mafalda (deuxième à gauche) se souvient avec émotion des amis de Charlie Hebdo, tués mercredi dernier lors d'un attentat à Paris.

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Attentats à Paris

Le siège parisien du journal satirique français «Charlie Hebdo» a été la cible d'un attentat terroriste sanglant ayant coûté la vie à au moins 12 personnes dont son directeur de rédaction et dessinateur emblématique Charb et ses trois autres caricaturistes vedettes: Cabu, Wolinski et Tignous. Le pire attentat en sol français depuis 50 ans. Cet attentat a été suivi par deux attaques qui seraient vraisemblablement liées au carnage chez «Charlie Hebdo». »

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Agence France-Presse
BUENOS AIRES

Le dessinateur argentin Quino, proche de Wolinski, a participé lundi au Musée de l'humour de Buenos Aires à un hommage aux victimes de Charlie Hebdo et estimé que son héroïne Mafalda aurait ressenti une «terrible peine».

Le vieil homme de 82 ans aimait le ton de Charlie Hebdo et a posé avec un écriteau «Yo soy Charlie», puis avec une reproduction de la une de l'hebdomadaire à paraître mercredi dans 25 pays.

«Il y a des gens qui se sentent offensés quand on fait des blagues sur quelque chose de très sérieux pour eux. J'ai moi-même fait des dessins sur la religion qui ont beaucoup énervé. Certains ont des sensibilités exagérées», a déclaré Quino après une cérémonie au Musée de l'humour de Buenos Aires, en compagnie de plusieurs caricaturistes argentins.

Assis dans un fauteuil roulant, affaibli par le poids des ans, le père de Mafalda se souvient avec émotion des amis de Charlie Hebdo, tués mercredi dernier lors d'un attentat à Paris. «J'ai surtout connu Wolinski et Cabu. Je me sentais très proche de Wolinski, j'avais beaucoup d'affection pour lui».

«On se voyait dans les festivals européens. Pour moi, c'est comme si le monde dans lequel j'ai toujours évolué, une monde d'intelligence, était tombé tout d'un coup entre les mains de barbares qui ont commis ces actes».

«Charlie était révolutionnaire dans sa manière de dire les choses. Peut-être peut-on dire qu'ils sont allés trop loin, mais une réponse pareille, c'est inconcevable», considère le dessinateur Sendra.

Dimanche à Buenos Aires, alors que des millions de personnes se mobilisaient en France contre les attentats, environ 2000 personnes se sont rassemblées devant l'ambassade de France.

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